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Casamance: Communiqué de la cellule de communication du maquis: Attika sévira face aux coupeurs clandestins du bois de tek

Casamance: Communiqué de la cellule de communication du maquis: Attika sévira face aux coupeurs clandestins du bois de tek

Au moment où est en train de parler de muraille verte pour protéger une partie de l’Afrique de la désertification, une autre muraille verte est en train d’être détruite en Casamance avec la complicité des autorités administratives, des autorités locales, des forces de défenses et de sécurités sénégalaises en service dans la région de Ziguinchor.

Oui, comme le disait l’abbé Diamacoune : « la chèvre de désertification de la Casamance porte des képis et des gallons. N’est-ce pas que ce sont ces agents des eaux et forêts qui signent ces autorisations de complaisances ? »  Ou qui ferment les yeux sur la coupe clandestine du bois moyennant de l’argent ?

Bientôt le désert en Casamance, si on n’arrache pas les haches et les coupe-coupe, mais surtout les tronçonneuses et les charrettes des coupeurs clandestins du bois de connivence avec les hautes autorités en poste à Ziguinchor.

En effet, le 27 novembre 2017 des jeunes membres du comité inter villageois de surveillance de la forêt dite du Bayotte mis en place par tous les villages riverains de cette forêt ont été arrêtés par le commandant de gendarmerie sur ordre direct du procureur pour s’être opposés aux coupeurs clandestins de bois.

Ces jeunes qui s’étaient dressés pour défendre une cause noble, ont été maltraités et jetés en prison comme de vulgaires délinquants depuis le 29 novembre 2017 au même moment où les coupeurs clandestins de bois , les véritables coupables sont en liberté et continuent à exploiter à outrance, dans la totale anarchie et sans jamais être inquiétés le bois tek dans la forêt du Bayotte.

Cette situation est plus qu’étonnante. On ne peut pas comprendre comment ces jeunes volontaires qui ont produit des résultats appréciés par toutes les autorités sénégalaises et surtout par le MFDC dans le cadre de la préservation de la forêt et de l’environnement soient jetés en prison.

Face à cette très grave situation, le MFDC a décidé conformément à sa mission de défense et de protection des populations casamançaises ainsi que de leurs intérêts :

–          D’apporter son total soutien au comité inter villageois de surveillance de la forêt du Bayotte et exige que des mesures soient prises pour la libération immédiate des quatre jeunes arbitrairement jetés en prison dans les heures qui suivront la diffusion de ce communiqué, c’est-à-dire dans l’après-midi de ce lundi 04 décembre 2017 au plus tard.

–          Que dorénavant, face à la volonté des autorités sénégalaises de dilapider les ressources naturelles en Casamance ;  de chercher à faire disparaitre la forêt du Bayotte à travers une stratégie d’oppression et d’intimidation qui consiste à jeter en prison tout un chacun qui s’opposera aux coupeurs clandestins de bois, le MFDC ne restera pas les bras croisés.

–          Que face à la nécessité impérative de protéger l’une des dernières forêts qui reste en Casamance, le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) interviendra à travers Attika sa branche armée pour se substituer aux comités inter villageois dont les membres ne peuvent plus correctement assurer leur mission parce que fortement terrorisés par les autorités militaires et civiles en service dans la commune de Ziguinchor.

–          Que désormais tout coupeur de bois qui s’aventurera dans la forêt dite du Bayotte aura affaire aux combattants du MFDC qui n’hésiteront pas de sévir à leur encontre avec la plus grande fermeté pour mettre fin à cette situation d’exploitation sauvage des forêts casamançaises.

–          Que le MFDC prend à témoin l’opinion sénégalaise et celle internationale en leur mettant en garde contre toute situation malheureuse qui pourra en découler en cas de non-respect par les coupeurs de bois et leurs commanditaires de cette décision.

–          Que si le MFDC ne veut pas de la guerre, cela ne veut pas dire qu’il a peur de faire la guerre.

–          Que si le Sénégal lui impose la reprise des hostilités à travers des pratiques inacceptables, Attika n’aura d’autre choix que de faire face, c’est-à-dire de faire la guerre.

–          Que toutes les décisions ci-dessus entrent en vigueur et seront immédiatement appliquées à partir de ce lundi 04 décembre 2017 à 20:00 heures.

 

La cellule de communication du maquis

le 03 novembre 2017

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