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Casamance: Contribution du Dr. Ahmed Apakena Diémé: Jammeh est parti, mais la question de la Casamance demeure ou Projet de « Sénégambianité » versus Projet de renaissance du Gabou

Casamance: Contribution du Dr. Ahmed Apakena Diémé: Jammeh est parti, mais la question de la Casamance demeure ou  Projet de « Sénégambianité » versus Projet de renaissance du Gabou

Je voudrais construire cette contribution en m’appuyant sur des faits discursifs des politiques, des diplomates qui ont pris une part active dans le règlement de la crise postélectorale en Gambie. Les voici :

1) « Je vais construire le pont sur le fleuve Gambie…. Je ne soutiendrai aucun mouvement indépendantiste… » Dixit le « gouverneur » du Sénégal en Gambie, Adama Barrow

2) « … il est temps que Macky Sall relance le projet de la Sénégambie… » Dixit l’ancien PM du Sénégal, Souleymane Ndene Ndiaye

3) en envoyant massivement des troupes occupant actuellement la Gambie, la CEDEAO n’a pas respecté les clauses de l’accord obtenu en amont et aval après de longues négociations avec Jammeh. A dit en substance le Président Aziz de la Mauritanie.

1)  Le nouveau « chien de l’empire »

Le Sénégal est enfin arrivé à sa fin dans son plan géostratégique applique dans la sous-région. Réduire la Gambie a un régime de tutorat, selon son paternalisme légendaire vis-à-vis de ce pays, afin d’avoir un œil et une présence militaire sur la Casamance en lutte.

Sa place de membre non permanent au conseil de sécurité a été une occasion égoïste pour lui de jouer le rôle qu’il avait joué lorsqu’ il fut auxiliaire colonial de la France dans ses visées géopolitiques et économiques. Aujourd’hui, le renouvellement de ce rôle consiste en : le quadrillage sécuritaire du Sahel notamment dans la prévention du salafisme militaire et politique – l’extension de la zone CFA – la préparation du terrain à l’exploitation des ressources pétrolières situées au large de la zone de la zone soudano guinéenne allant de l’atlantique casamançais et Bissau guinéen á la Guinée Conakry.

En échange de ce rôle d’agent par procuration de la France, le Sénégal s’imposera dans la sous-région comme une force qui ferait peur et jouant un rôle de dissuasion militaires vis-à-vis de la Guinée nationaliste de Conde, ainsi que de la Mauritanie qui met en mal l’euphorie de Macky Sall face aux découvertes pétrolières. Macky Sall sera le nouveau Blaise Compaoré dans la nouvelle politique de la France consistant à choisir son diplomate nègre par procuration.

Les premières déclarations de Barrow citées ci haut indiquent la réalisation du pont dont la fonction géopolitique, serait d’effacer la discontinuité territoriale entre le Sénégal et la Casamance. Bien des technocrates comme le joola de service qui ne cessent de casser les jeunes casamançais, lorsqu’ ils manifestent à Dakar, entretiennent l’illusion que la continuité territoriale rendrait la revendication indépendantiste inopérante et inefficace.

Ce joola de service mourra de honte, si l’armée sénégalaise procède à une purge ethno politique, voire une guerre ethnique contre les forces basées dans le Fogny Combo. Il mourra de honte, lorsque Barrow cultivera une gambianite prétendant que les populations du Fogny Combo ne seraient pas de vrais gambiens, mais des joola étrangers chez eux. A Seydi Gassama nous demandons de cesser d’user de sa position de droit de l’hommiste partisan et ethniciste pour cacher le fait que dans les armées d’Afrique les chef d’Etat s’entourent des militaires de leur ethnie. Jammeh ne fut pas une exception.

Or, l’appartenance à une nation, c’est d’abord quelque chose qui se passe dans la tête et qui relève aussi du sentiment sincère et pur qu’on n’est engagé dans un projet de vivre ensemble. Barrow après son pont, posera les jalons d’une intégration de la Gambie dans la monnaie de la honte, le CFA. Ainsi la France et son laqué en Afrique de l’ouest parachèveront leur influence dans cette zone.

Pourtant, la monnaie gambienne, ainsi que les opportunités commerciales entre la Casamance et la Gambie, ainsi que la Guinée Bissau, constitueraient un marché capable de porter une économie des 3 B qui soit viable. Une économie qui naitrait sans le CFA. En construisant le pont ce n’est pas tant pour rendre service à la Casamance, mais rayer la Gambie de la carte, procédant ainsi à une intégration loin d’être démocratique comme on a tenté d’en faire autant pour l’UA.

2) Sénégambie versus Gabou

A bout du compte, ce serait la Sénégambie ou les modèles wolof et toucouleur voire sérère, c’est à dire le trio ethno-politique qui gère le Sénégal poursuivront leur hégémonie en pays Jamat, Bainouck, Balant, Majack, Mankagne, Peulh Firdou et Mandingue. Barrow ne connait rien de l’histoire récente de la Gambie, qui nous renseigne que l’éclatement de la Sénégambie sous Daouda Jawara s’explique en grande partie par l’arrogance et les velléités de suprématie wolof sur les Mandingues, qui voyaient en ce projet une manière de les dominer culturellement. J’aimerais le laisser aller au mur ; il me fait déjà rire. Je parie qu’avec sa Sénégambie et son allégeance à ses marabouts wolofs, ainsi que son mentor Macky et la France, ils réunissent toutes les conditions d’un conflit futur dans la sous-région.

Or, face à la Sénégambie de l’asservissement et du néocolonialisme, les peuples situent en deca du fleuve Gambie et du fleuve Casamance mettront en place un projet politique de renaissance du Gabou. La théorisation de projet prendra corps et sera vivante à travers la naissance bientôt du FUG (front uni du Gabou). Un tel projet s’opposera à celui visant à soumettre les gambiens nationalistes, les Bissau guinéens nationalistes et les casamançais nationalistes, à savoir la Sénégambie.

Ce projet s’inspirera du passé glorieux, républicain et démocratique des peuples du Gabou, ainsi que de leur sens de la construction d’institutions politiques et multiculturelles. Il s’appuierait sur un marché de plus 15 millions de personnes. Un marché qui commencera par la création d’une monnaie commune, d’un système politique parlementaire et multiculturel, dont le principe organisateur sera l’exercice par toutes les composantes ethno politiques de fonctions régaliennes tournant.

Ce serait un système politique ou une ethnie ou ses allies seuls ne se reproduiront éternellement au pouvoir ou les fonctions régaliennes ne seront pas l’apanage de qui que ce soit où le commerce ne sera pas non plus l’apanage de qui que ce soit, où un sens élevé de l’autosuffisance alimentaire donc de la modernisation de l’agriculture seront les bases de l’économie, jusqu’au moment où il atteindra un stade de maitrise des savoirs faire scientifiques et techniques pour opérer des virages économiques en direction du développement socioéconomique.

Ce serait un projet de société ou toute forme de féodalité de dynastie confrérique ou de hiérarchisation sur la base du sang ou de l’appartenance á quelque noblesse que ce soit, seront bannies. Il brillera par sa capacité de transformation socio culturelle dont le principe sera la noblesse universelle, c’est à dire pour tout le monde, une République foncièrement sécularisée.

Une équipe d’intellectuels sera chargé d’élaborer la synthèse des religions de telle sorte que le référentiel majoritaire en démocratie ne soit pas ethno religieux, mais citoyen et égalitaire. Aucune religion monothéiste ne serait pas dans une capacité structurelle de prétendre guider idéologiquement le système de gouvernance. Aucune prétention á la supériorité, a la vérité absolue, mais il s’agirait pour elle de se soumettre à la synthèse nationale et culturelle qui sera produite.

« Je ne soutiendrai pas de mouvement indépendantiste en Gambie » : il fait ici allusion au Mfdc et sa branche armée. Le Sénégal et certains gambiens comme lui qui étaient âgés de 20 ans comme le président Barrow, lorsque le Mfdc était relance, aiment amputer l’existence d’une Casamance indépendantiste á Jammeh. Autant ils avaient toujours traite Jammeh gambien originaire de la Casamance, alors même que Kanilai est un village gambien (même Gille Yabi) le « Think Tankeur » de la France Afrique a dit que Jammeh serait originaire de la Casamance) autant ils souhaiteraient que tout président de la Gambie soit à la botte du modèle confrérique wolof.

A part les joola, ce ne sont que les mandingues ou les Balante ou les peulh Firdou qui peuvent afficher une fierté nationale pour une Gambie indépendante ; pas une personne ayant une affinité si profonde avec Macky Sall. Je sais qu’ils vont crier à l’ethnicisme. Mais ils oublient que ce sont eux qui le commencent toujours et ils commencent quand ça les arrange, puis le nient bien qu’ils l’appliquent au quotidien.

Si, en Gambie du temps de Jammeh toutes les ethnies occupaient des fonctions régaliennes, Sénégal, les fonctions régaliennes sont uniquement confiées au trio ethno politique dominant l’Etat Sénégalais. Ce depuis des décennies. Exemple. Les joola sont nombreux dans l’armée voire majoritaires parfois, mais ne sont jamais Généraux. En Casamance il existe plusieurs foyers religieux importants, mais aucun président ne vient jamais honorer nos grands hommes érudits de toutes les religions. D’une chose l’une. Ou bien on reconnait la pratique ethniciste dans les rouages de l’Etat en inventant un multiculturalisme institutionnel ou bien arrête de montrer du doigt les autres comme des ethnicistes.

Il se trouve que nous autres africains sommes tribalistes sans exception, à commencer par les élites. Au Sénégal on le nie tout le temps, alors même que l’ethnie fait sens dans le jeu et la vie politique sur l’ensemble du continent. Elle fait sens dans les motivations du vote et donc l’acte constitutif du jeu démocratique. Elle fait sens dans la distribution des ressources et des positions socio politiques, elle fait sens dans la construction des Nations. Elle fait sens dans la construction identitaire des relations entre les composantes des Nations.

Alors, réinventons nos systèmes politiques en fonction de ce qui fait sens et qui est une réalité. Je ne veux pas dire par là de tout ethniciser, mais d’articuler la construction de la citoyenneté avec les réalités socio culturelles des peuples, de telle sorte que tout le monde sente que le vivre-ensemble est une réalité et que l’aventure nationale et politique ne conduit pas à l’hégémonisme d’un groupe au détriment de l’autre. Quel beau challenge serait ce !!

3) La Casamance en lutte survit à Jammeh et dénonce la complicité d’une partie de la CEDEAO dans le projet de destruction de notre peuple

Adama Barrow, en disant qu’il ne soutiendra pas le Mfdc applique ainsi l’agenda géostratégique sénégalais caché derrière son opportunisme au Conseil de Sécurité de Nations Unies, mais aussi ses efforts visant à mobiliser une partie de la CEDEAO. Il y a eu trop de mensonges au sujet du processus diplomatique, d’ailleurs entretenu même par RFI. Ce n’est pas tant la démocratie en Gambie qui intéresse le Sénégal et Barrow, mais la Casamance. Le Sénégal a donc profité de la CEDEAO non pas pour lui demander de l’aider à régler, par la négociation le conflit en Casamance, mais pour avoir une présence militaire en Gambie. Laquelle présence continuera, tant que la question de la Casamance ne sera pas réglée.

Ce qui entrainera une colonisation de la Gambie et, partant sera porteur de conflit et de rejet du type sénégalais. Le Sénégal est là pour éradiquer et fouiller les archives de la NIA, pour dicter à Barrow sa réforme de l’armée qui consistera en une purge anti joola, pour écarter certaines ethnies soit par la chasse aux sorcières soit par la discrimination du pouvoir au nom d’une majorité ethno politique. Les Joola étant présentés comme des minoritaires, quand on sait que les vrais autochtones de la Gambie sont les Bainounck. Et l’identité entre Bainounck et Joola est une évidence anthropologique. Je vous invite à lire le livre de Christian Roche Conquête et résistance en Casamance ou on apprend que de Birkama jusqu’à Serekounda étaient une des provinces de l’ensemble politique du Gabou et renvoie à un vocable Bainouck. On y reviendra une prochaine fois. De la Guinée Bissau jusqu’ en Gambie en passant par la Casamance, les localités portent presque toutes les mêmes noms.

Barrow ne sait pas que les mouvements indépendantistes vivent de la Trans frontalité, des géo porosités et des liens socio culturels entre les peuples frontaliers. La porosité géo politique et géo culturelle est plus forte que Barrow et son mentor Macky Sall. Il ne sait pas justement que les conflits post indépendance en Afrique sont entre autres lies au fait que le charcutage de l’Afrique par les colons, représente des bombes à retardement que nous n’avons pas fini de désamorcer sur le continent.

C’est pourquoi, contrairement à ce qui se raconte sur les toits panafricanistes, la dynamique historique sur le continent ce n’est pas tant le panafricanisme émotif á la Gadio qui est du reste chimérique pour le moment, que la mise en crise et le questionnement de l’héritage colonial.

Cela fait des décennies qu´on traine avec le panafricanisme, alors qu´au un même moment certains peuples ont acquis l’indépendance ou se battent pour l’acquérir (Sud Soudan, Zimbabwe, Erythrée, Zanzibar, Sahara occidental, Casamance, Biafra, Somalie Land, Omoro a la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée, Azawad (qui a le soutien de la France dans son alliance stratégique avec les Ifogas du clan Touareg des Intallah maitres et autochtones des massifs pour le renseignement militaire, afin de mieux lutter contre les salafistes. Soutien qu’Alger perçoit mal, d’autant plus que la France alliée de Rabat, surveille et s’oppose au front projet de referendum au Sahara Occidental)

Aujourd’hui, Barrow est installé militairement par le Sénégal, pas politiquement. Jammeh est parti, mais le nationalisme casamançais bien qui sera bien intègre dans le réveil politique du Gabou, demeure. On connait la stratégie militaire du Sénégal. C’est de nous tenailler et donc de militariser la Casamance, afin de réduire nos marges de manœuvre. Cela fait 34 ans que la Casamance est un territoire militaire et donc où il n’existe pas d’Etat de droit. Car partout où la force militaire est présente en masse, l’Etat de droit se casse.

4)

La CEDEAO tente d’outre passer son mandat en Gambie et inventant des prétextes sénégalais en Casamance pour une longue présence militaire.

En Casamance il n’y a pas d’Etat de droit par le simple fait que, c’est un territoire militarise. Dans ces conditions, ce n’est pas intelligent de la part de Barrow de se montrer hostile au Mfdc. Il aurait gagné en bon voisinage avec les forces de la Casamance en se positionnant comme un Etat pouvant aider à la résolution politique du conflit. J’en profite du reste pour appeler la CEDEAO à ne pas se faire piéger et manipuler par le Sénégal qui utilise son mandat pour écraser un peuple défendant son droit le plus naturel de disposer de lui-même.

Ce n’est pas sa vocation. Il faut que la CEDEAO dise au Sénégal de sortir de son orgueil et de reconnaitre qu’il existe un problème de conflit en Casamance et que, comme organisation sous régionale, elle aide comme elle le fait au Nord Mali derrière la France (car les Touaregs n’ont pas plus la qualité de peuple que nous) à ouvrir un vrai processus de paix en Casamance.

C’est criminel et honteux que la CEDEAO soit complice d’une militarisation de la Gambie dont le seul enjeu est d’écraser le nationalisme casamançais. Monsieur Da Souza semble même acheté par Macky Sall, car il tient aussi des propos tels que Jammeh a caché des armes en Casamance, sous-entendu que c’est pour le Mfdc qu’il l’aurait fait : si vous avez fini d’installer Barrow, pourquoi vous fouiller à la recherche d’armes avec autant de milliers d’hommes ; pourquoi les autorités gambiennes ne le feraient pas une fois installées ?

Qu’est-ce que nous casamançais sommes dignes et importants pour que toute la CEDEAO se mettent à nous combattre à nous dominer, à suivre l’agenda du Sénégal d’étouffement de notre droit naturel comme peuple, a la lumière de la déclaration universelle des droits de l’homme, de disposer de nous-mêmes !!!

Si Barrow a l’intention de nous combattre seul avec sa nouvelle armée, sans son maitre Macky Sall, alors il prendra la Casamance pour son ennemie. S’il observe une attitude de neutralité et de bons offices, ce qui est plus conséquent à mon avis, alors nous le laisserons tranquille. Ce sera pour un moment, parce que sa Sénégambie a la sauce sénégalaise sera pris en sandwich et bouffée par la renaissance du Gabou. Qui est le projet le plus authentique, le plus panafricaniste, le plus susceptible de garantir la liberté des peuples leur respect mutuel et la fin du pré carre français dans la sous-région.

Le président Aziz de la Mauritanie a dénoncé le fait que les termes de l’accord n’étaient pas respectés par la CEDEAO, à savoir pas d’invasion et d’occupation militaire de la Gambie. Cette dénonciation marque un sens de la vérité, mais aussi nous apprend que le Sénégal fut jaloux pendant tout ce temps du succès diplomatique face à un problème qu’il a fait sien, au regard de l’équation Casamance.

Cela montre aussi que la Mauritanie n´apprécie pas cette attitude du Sénégal consistant á s’appuyer sur la CEDEAO pour bâtir une hégémonie militaire ou géostratégique dans la sous-région, au détriment de ses voisins. L’enjeu alors c’est d’éviter que l’un des Etats ait plus de capacité dissuasive sur le plan militaire.

N’oublions pas que cette attitude d’Aziz est lie à cette prétention du Sénégal á devenir un pays pétrolier, alors que qu’elle revendique déjà les ressources dont se targe son voisin. Autrement dit le plan d émergence du Sénégal se double de son plan de s’offrir une hégémonie militaire. Tout le monde imite Idriss Deby. Puis, l’alliance avec la France serait plus efficace, mais aussi cette puissance qui aime trop s’immiscer dans les affaires des autres, règnera sur tout ce beau monde en vue d’avoir le contrôle des ressources stratégiques. Tout cela a un lien avec la visite d’Etat de Macky Sall a Paris qui évoque en chaque africain l’histoire du Vieux négre et la médaille.

La Mauritanie et le Sénégal n’ont pas qu’un passif de conflit, mais ils auront aussi dans un proche avenir un conflit pour le pétrole, sur fond de jeu d’alliance déterminé par la question du Sahara Occidental. Le Maroc qui empêche, avec ses allies dont la France et le Sénégal, la tenue d’un referendum d’auto détermination.

D’ailleurs

, par les médiateurs impliques dans le règlement de sa crise on voit comment Jammeh avait su s’ouvrir des fenêtres en Guinée et en Mauritanie, lorsque le Sénégal avait tenté de l’étouffer. Et qu’il s’est lance comme il aime à le faire dans la mégalomanie diplomatique, en s’occupant des autres conflits, tout en cachant celui qui se déroule sous son nez.

En conclusion :

Au peuple de la Casamance, aux peuples du Gabou dignes et libres, au reste du monde disons qu’il urge d’attirer l’attention sur des attitudes malsaines du Sénégal et d’une partie de la CEDEAO représente par De Souza, face au conflit en Casamance. Dans les milieux onusiens on dénonce actuellement la mauvaise foi du Sénégal et de sa marionnette, De Souza dans leur violation de l’accord obtenu par les Présidents Aziz et Conde.

Bâtissons un contreprojet face à la Sénégambie de l’asservissement. Isolons-le laqué Barrow et gardons nos liens ancestraux afin que notre liberté et notre dignité soient défendues par le FUG (Front Uni du Gabou). L’histoire de l’Afrique n’a pas pour direction le panafricanisme, sans méthode, mais dans s’inscrit de fait dans un processus de déconstruction-reconstruction, impliquant l’authentique configuration du continent.

Bonn le 26/01/2017

Dr Ahmed Apakena Diéme consultant, membre du CIU du MFDC Bonn RFA

Commentaires (4)

  • alinou

    Une Analyse très pertinente Dr. Diémé.
    Intervention très informative.

    Vive la Casamance libérée.
    Nous ne baisserons jamais les bras.

  • Teesito

    CE FRONT SERA UN PREMIER MAILLON DES ETATS UNIS D’AFRIQUE

  • MyGambia

    WELCOME TO UNITED FRONT OF GABU
    WE GAMBIAN WOULD FIRST THE SENEGALESE OUT OUR COUNTRY THEN JOIN THE CASAMANCE AND GUINEA BISSAO

  • CANADA

    Merci beaucoup DR pour cet article fort intéressant. Ton analyse du context actuel est sans équivoque. La visée impérialiste sénégalaise de son modèle ethnocentrique commence à se dévoiler avec l’ingérence politique en Gambie et sa présence militaire pour soi-disant sécuriser la Gambie. Un pays longtemps souverain et indépendant, doté d’institutions étatiques et d’une armée républicaine.

    Vive la Casamance Libre!!
    Vive La Gambie Libre!
    Vive la Guinnée Bissau Libre!!
    Vive le projet FUG!!!

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