Casamance : Amidou Djiba porte-parole des indépendantistes du MFDC à Mangoukouro arrêté de manière brutale par les militaires sénégalais et déporté
La Casamance, ce territoire martyrisé par des décennies de colonialisme interne et de déni de justice, vient une fois de plus d’être frappée par l’arbitraire d’un État sénégalais qui n’hésite pas à museler ses fils et filles les plus engagés.
Amidou Djiba, porte-parole autoproclamé de la branche civile de Mangoukourou au sein du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), a été arrêté de manière brutale le jeudi 21 août à Ziguinchor, avant d’être transféré illico presto le lendemain à Dakar, la capitale du Sénégal. Cette énième arrestation politique n’est pas seulement un affront à la dignité casamançaise ; elle est une déclaration de guerre contre tout espoir de dialogue et de liberté. Les populations casamançaises dénoncent avec la plus grande vigueur cette persécution systématique qui vise à briser l’esprit de résistance du peuple casamançais.
Les faits, tels que rapportés par des sources proches du mouvement indépendantiste, sont accablants et révèlent la lâcheté des méthodes employées par les autorités sénégalaises. Amidou Djiba a été intercepté à hauteur du village de Boulome, à seulement 9 km de Ziguinchor, sur l’axe Boutoute-Soukouta, alors qu’il allait travailler dans ses rizières. Des hommes armés, à bord de véhicules non identifiés – probablement des agents des forces de sécurité déguisés pour éviter toute responsabilité – l’ont arrêté sans mandat apparent, dans une opération qui pue la clandestinité et l’intimidation. Transféré aux mains des gendarmes de la Section de Recherches de Colobane à Dakar, Djiba rejoint désormais la sinistre liste des prisonniers politiques casamançais, gonflant le compteur à plus de 20 âmes innocentes croupissant dans les geôles sénégalaises. Parmi eux, des figures emblématiques comme Souleymane Soul Badji, Omar Sané dit Baytoulaye et René Capain Bassène, tous victimes d’une machine répressive qui confond dissidence avec criminalité.
Pour comprendre l’ampleur de cette injustice, il faut replonger dans l’histoire tourmentée de Mangoukourou, ce groupe fondé par d’anciens combattants Abdou Elinkine Diatta et Yayha Diatta, des pionniers de la lutte pour l’autodétermination casamançaise. Après l’assassinat odieux d’Abdou Elinkine le 27 octobre 2019 – un crime impuni qui porte la marque de l’État sénégalais –, l’organisation a été dirigée par Edmond Bora jusqu’à son décès le 28 janvier 2025. Amidou Djiba, en successeur, a porté haut la voix civile du MFDC, défendant les idéaux d’indépendance et de paix sans jamais recourir à la violence. Son arrestation n’est pas un hasard : elle vise à décapiter un mouvement qui refuse de plier devant l’oppression sénégalaise.
Mais quels sont les motifs réels derrière cette arrestation ?
Les hypothèses circulent, et chacune d’elles expose au grand jour la duplicité du régime sénégalais.
D’abord, augmenter la pression sur le MFDC pour forcer un échange avec l’officier sénégalais capturé par les combattants d’ATIKA – une tactique ignoble qui transforme des civils en otages de marchandage, violant les principes les plus élémentaires du droit international.
Ensuite, l’instrumentaliser dans une soi-disant « recherche de la paix » en Casamance, où le Sénégal feint le dialogue tout en multipliant les arrestations pour affaiblir les négociateurs potentiels.
Pire encore, le corrompre pour qu’il trahisse les idéaux du MFDC, une stratégie vicieuse qui a déjà fait ses preuves dans d’autres contextes coloniaux.
Enfin, le mettre en mal ou en concurrence avec d’autres leaders indépendantistes, semant la division pour mieux régner. Ces spéculations ne sont pas gratuites ; elles reflètent un pattern historique de manipulation et de répression que le Sénégal applique impunément depuis des décennies.
Ces arrestations politiques ne sont pas des incidents isolés : elles constituent une guerre psychologique et judiciaire contre l’âme casamançaise. Comment tolérer que des hommes et des femmes, dont le seul crime est d’aspirer à l’indépendance, soient arrachés à leurs familles, jetés dans des cellules humides et soumis à des interrogatoires interminables ? Le Sénégal, qui se targue d’être une démocratie modèle en Afrique, révèle ici son vrai visage : celui d’un État colonialiste qui piétine les droits humains pour maintenir son emprise sur ce territoire jadis autonome, riche en ressources mais appauvrie par l’exploitation. Nous dénonçons avec force cette barbarie, qui non seulement viole la Constitution sénégalaise elle-même, mais aussi les conventions internationales sur les prisonniers politiques.
Libérez Amidou Djiba ! Libérez tous les prisonniers casamançais ! La communauté internationale, si prompte à condamner les dictatures ailleurs, doit cesser son silence complice et exiger des comptes.
En cette heure sombre, le peuple casamançais doit se lever uni. L’arrestation d’Amidou Djiba n’est pas une fin, mais un appel à la mobilisation. Notre lutte pour l’indépendance n’est pas négociable ; elle est un droit inaliénable. Tant que le Sénégal persistera dans sa répression, nous, journalistes et citoyens, continuerons à exposer ces injustices au grand jour.
La Casamance vaincra, car la vérité et la justice sont de notre côté.
Samsidine Badji (SAM)

Korka Diallo
Je viens d’apprendre l’enlèvement de Djiba. Des voleurs de milliards se promènent à Dakar, des tueurs assassins et leurs commanditaires se baladent tranquillement dans les faubourgs. Des juges dorment sur des dossiers criminels etc…., on ne trouve rien d’autre que de kidnapper un indépendantiste. Alors arrêtez-nous tous. La Casamance et ses enfants n’accepteront jamais ces injustices et mensonges. C’est pourquoi:
VIVE, VIVE, VIVE, LA CASAMANCE INDÉPENDANTE
Mafousse SANE
Amidou arrêté et transféré au Sénégal ne change rien aux idéaux du mfdc. Amidou n’a aucune emprise dans le maquis. On ne connait pas la réaction des combattants Mfdc. Il ne faut pas être surpris.des conséquences sur le terrain. Wassalam
Anonyme
C’est quoi tout ce tamtam? négocier avec le Mfdc est plus productif pour libérer notre frère d’arme. Le médecin lieutenant est en captivité depuis plus de 3 mois et le président et son PM ne font rien ?. Il s’est sacrifié pour la patrie et nous ne faisons rien ou pas assez. Chaque jour les armes rentrent en Casamance. Où sont les armes des 45 milliards de Macky Sall ? On parle de la Casamance et du Fouta. Cela devient de plus en plus dangereux. 43 ans de conflit et les arrestions n’ont riien réglé. Le Pastef au pouvoir ne comprend que la violence et les emprisonnements. Il va bientôt perir aussi par la violence.
Bapoulo
Puisque l’armée sénégalaise arrête des civils alors atika doit arrêter les préfets et gouverneurs et comme cela à la guerre comme à la guerre
Carlos
libérez Djiba et casamance libre et prospère
Carlos
le pouvoir de la peur et la promesse du chatiment des sénégalais coloniaux ne passent pas. les casaçais ne sont pas peureux et ils sont déterminés. Oui nous vaincrons.les colons sénégalais. Invictus felice
Zeus
LE SENEGAL EST UN PAYS VOYOU ET MACKY SALL DIRIGE TOUJOURS. SA HAINE DE LA CASAMANCE EST VIVACE.
LIBEREZ AMIDOU !
VIVE LA CASAMANCE INDEPENDANTE