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Casamance : Dehors les ONG et place aux religieux pour une paix véritable !

Casamance : Dehors les ONG et place aux religieux pour une paix véritable !

Depuis plus de quatre décennies, une vérité éclatante émerge enfin : les ONG, ces parasites bien nourris par les financements sénégalais et internationaux, ne font que prolonger l’agonie. Une cinquantaine d’entre elles, ces soi-disant bienfaitrices, se repaissent des plaies ouvertes, transformant la souffrance des Casamançais en manne financière. Il est temps de les dénoncer pour ce qu’elles sont : des opportunistes qui prospèrent sur le chaos, plutôt que de l’éradiquer. À l’inverse, les leaders religieux de Casamance et de la diaspora, ces gardiens de l’âme collective, portent en eux la clé d’une réconciliation authentique. Leur engagement désintéressé peut seul restaurer la confiance entre le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et les autorités sénégalaises. Et comme le clame haut et fort l’Abbé Camus Joseph Gomis, président de l’Association Non-Violente : « La paix en Casamance ne peut venir que des religieux ».

Des bureaux climatisés à Dakar ou à l’étranger, des rapports lustrés envoyés aux donateurs occidentaux, des projets éphémères qui s’évaporent avec les subventions. Voilà le quotidien de ces cinquante ONG qui, sous couvert d’aide humanitaire, ont fait du conflit casamançais leur fonds de commerce. Enquête après enquête, j’ai vu comment ces entités, souvent parachutées sans ancrage local, absorbent des millions d’euros et de dollars pour des initiatives superficielles : ateliers de sensibilisation à la paix qui ne sensibilisent personne, distributions de kits qui masquent à peine la misère persistante. Elles se nourrissent du statu quo, car une paix durable tarirait leurs sources de financement. Sans conflit, pas de crise ; sans crise, pas de chèques. C’est un cercle vicieux pervers qui maintient notre peuple en otage, prolongeant les déplacements forcés, les mines antichars et antipersonnel et les cicatrices invisibles de la violence. Il est grand temps que les Casamançais se réveillent : ces ONG ne sont pas des sauveurs, mais des profiteurs qui exploitent notre tragédie pour leur survie bureaucratique.

Face à cette imposture, une lueur d’espoir jaillit des voix pieuses et unies de nos leaders religieux. L’Abbé Camus Joseph Gomis, figure emblématique de la non-violence en Casamance, a lancé un appel retentissant qui résonne comme un cri de ralliement. « Ma conviction est claire : la paix en Casamance ne peut venir que des religieux. Ce sont eux qui peuvent rassembler tous les Casamançais et l’ensemble des Sénégalais », a-t-il déclaré avec une fermeté qui ébranle les consciences. Et pour cause : contrairement aux ONG, paralysées sans leurs budgets gonflés, un religieux « même sans moyens, continue de travailler ». Vivant au cœur des communautés, imprégnés de la culture ziguinchoroise, koldoise ou kédougoise, ils incarnent une autorité morale incontestable. Ils ne dépendent pas de bailleurs étrangers ; leur force réside dans la foi et la proximité quotidienne avec les populations meurtries.

Je salue avec ferveur cette démarche des religieux casamançais, renforcée par la diaspora qui, de New York à Francfort en passant par Paris, Montréal, London, Séoul, Pékin, Tokyo, Barcelone et Lagos, mobilise ses réseaux pour un dialogue sincère. Ces hommes et femmes de Dieu, imams, prêtres, prêtresses de bois sacrés et pasteurs, ont déjà prouvé leur efficacité en facilitant des trêves locales et en apaisant les tensions communautaires. Ils peuvent – et doivent – créer un cadre de concertation inclusif, où les ONG ne seraient plus que des outils secondaires, sous leur égide. Un forum où le MFDC avec ses leaders incontestés, s’assoient enfin avec les représentants de l’État sénégalais, sous le regard bienveillant des religieux et des nations garantes. C’est là que la confiance renaîtra : pas dans les rapports anonymes des ONG, mais dans les prières partagées et les engagements sacrés.

L’Abbé Gomis va plus loin : il exhorte les acteurs religieux à renforcer leur présence sur le terrain et à offrir un espace qui rassemble toutes les parties prenantes. « Les véritables garants de la paix demeurent les religieux », martèle-t-il, et comment ne pas lui donner raison ? Leur impartialité, ancrée dans des valeurs transcendantes, transcende les intérêts politiciens ou économiques. La diaspora casamançaise, avec ses intellectuels et activistes expatriés, amplifie cette dynamique en apportant une perspective globale, libre des pressions locales. Ensemble, ils forment un rempart contre l’inertie, capable de dénouer les nœuds gordiens du conflit : revendications indépendantistes, développement inégal, et méfiance historique.

Chers lecteurs, il est impératif que nous soutenions cette voie. Dénonçons les ONG qui vampirisent notre douleur ; exigeons qu’elles cèdent la place aux vrais artisans de paix. Aux autorités sénégalaises et au MFDC : écoutez l’appel de l’Abbé Gomis ! La Casamance n’a plus de temps à perdre en faux-semblants. Seuls les religieux, avec le soutien de la diaspora, peuvent nous guider vers une réconciliation durable garantie par des pays puissants. La paix n’est pas une utopie ; elle est à portée de foi. Agissons maintenant, ou condamnons nos enfants à perpétuer ce cycle infernal. La Casamance mérite mieux – elle mérite la paix des âmes unies.

Antoine Bampoky

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