Casamance : Faux communiqué sur la libération d’un officier sénégalais prisonnier de guerre du MFDC. Une manipulation grossière des services secrets sénégalais
Dans un nouveau coup de théâtre orchestré depuis les coulisses obscures du Sénégal, un document prétendument émanant du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) a été diffusé par un ancien ministre sénégalais et relayé avec zèle par la presse aux ordres du régime coloniale. Ce torchon, qui annonce la libération d’un officier militaire sénégalais capturé lors d’une embuscade à Mongone en avril dernier, n’est rien d’autre qu’une forgerie maladroite destinée à semer la confusion et à discréditer la lutte légitime pour l’indépendance casamançaise. Des sources fiables au sein du MFDC, corroborées par des témoignages directs de combattants sur le terrain, démontent point par point cette imposture, révélant une fois de plus les méthodes sournoises d’un État sénégalais accroché à ses mensonges comme à un radeau en perdition.
Le document incriminé, amplifié par les médias sénégalais avec une promptitude suspecte, se présente comme un communiqué officiel de la « Coalition du MFDC » signé par un certain Mamady Coly, prétendu chef d’État-Major. Il y est affirmé que le médecin lieutenant de l’armée sénégalaise, retenu depuis les affrontements du 13 avril 2025 dans le département de Bignona, a été libéré « sans exigence d’aucune contrepartie » le 11 novembre dernier. Le texte va jusqu’à remercier des figures comme Serigne Mountakha Mbacké, le Khalife Général des Mourides, et Aly Ngouille Ndiaye, ex-ministre de l’Intérieur, pour leur rôle dans cette soi-disant médiation. Il évoque même la remise de l’officier au Comité International de la Croix-Rouge (CICR), saluant au passage les « femmes du bois sacré » et d’autres acteurs anonymes. Pour couronner le tout, ce faux (Fake News) appelle le président Bassirou Diomaye Faye à relancer les négociations, proposant Ngouille Ndiaye comme facilitateur – une manœuvre évidente pour légitimer des intermédiaires compromis.
Mais quiconque connaît les rouages du MFDC sait que ce papier n’a rien d’authentique. Comme l’ont confirmé des sources internes au mouvement, interrogées sur le terrain par notre rédaction, tout document officiel du MFDC respecte un protocole rigoureux : un entête officiel, l’effigie emblématique de la Casamance, un numéro de référence unique, la date d’émission précise, le destinataire désigné, et le drapeau casamançais en bonne place. Sans oublier un tampon en couleur rouge avec le sigle du MFDC plus son étoile et la signature manuscrite, gages d’authenticité dans un contexte où la falsification est l’arme favorite de l’ennemi. Or, ce « communiqué » diffusé par la presse sénégalaise et ses relais locaux en est cruellement dépourvu. C’est un bricolage amateur, vraisemblablement concocté dans les laboratoires des services secrets sénégalais, proches du Ministère de l’Intérieur, ces mêmes services qui excellent dans la désinformation et la manipulation depuis des décennies.
Le mobile de cette supercherie est limpide : nuire au MFDC et saper le moral des indépendantistes casamançais. En extrapolant sur une libération unilatérale et en y associant des personnalités religieuses et politiques sénégalaises, Dakar cherche à dépeindre le mouvement comme affaibli, prêt à capituler sans conditions. Pire, cela vise à diviser les rangs casamançais en insinuant des négociations secrètes avec des facilitateurs imposés par l’ennemi. Mais les Casamançais ne sont pas dupes. Habitués aux contre-vérités et à la corruption qui gangrènent l’appareil d’État sénégalais, ils reconnaissent d’emblée ces tactiques éculées. « C’est du déjà-vu« , confie un combattant du MFDC sous couvert d’anonymat, joint par notre équipe. « Le Sénégal ment comme il respire, mais la vérité casamançaise triomphera toujours. »
Cette affaire n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une longue série de provocations sénégalaises visant à prolonger l’occupation illégitime de la Casamance, un territoire riche en ressources, autonome économiquement, mais saignée par des décennies de conflit imposé. En jouant sur cette libération, le régime de Diomaye Faye tente de détourner l’attention des violations quotidiennes des droits humains en Casamance : arrestations arbitraires, bombardements indiscriminés et exploitation économique. Le MFDC, loin d’être divisé, reste uni dans sa quête d’autodétermination, et ce faux document ne fait que renforcer sa détermination.
Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux sur ces manigances. Le CICR, cité abusivement dans ce torchon, devrait exiger des comptes. Quant à la presse sénégalaise, complice de cette désinformation, elle perd un peu plus de crédibilité chaque jour. Ici, en Casamance, nous continuons à veiller, à informer et à résister. La libération réelle, ce sera celle de notre peuple tout entier. Sénégal colonial, vos mensonges ne passeront plus.
Samsidine Badji (SAM)
