Casamance : Hécatombe de dauphins au Cap-Skirring dans l’indifférence totale !
Les plages paradisiaques de Cap-Skirring, joyau de la Casamance, sont transformées en cimetière marin ! Des dizaines de dauphins, ces majestueux sentinelles des océans, gisent inertes, leurs corps ballottés par les vagues comme des accusateurs muets d’un crime écologique impuni. Depuis plusieurs jours, ce spectacle macabre hante les habitants de Djembéring et les touristes horrifiés, qui assistent impuissants à une catastrophe qui crie au scandale. Plus d’une quarantaine de ces pauvres créatures ont été retrouvées mortes, échouées sur le sable fin, et les échouages se multiplient sans que personne ne bouge le petit doigt ! Mais où sont les autorités sénégalaises ? Endormies sur leurs lauriers pendant que l’écosystème s’effondre ?
Abdoulaye Diatta, un habitant de la localité au cœur brisé, ne mâche pas ses mots : « Nous ne savons pas s’il s’agit d’un suicide collectif des dauphins ou d’un empoisonnement dû à une pollution ! » Suicide collectif ? Allons donc ! Ces intelligentes bêtes ne se jettent pas à la mort par désespoir sans raison. Non, les coupables sont ailleurs : des chalutiers fantômes qui opèrent la nuit en haute mer, pillant les ressources sans vergogne, ou une pollution XXL qui étouffe la vie marine. Plastiques omniprésents, rejets toxiques, pêche intensive – la Casamance est en train de devenir un tombeau pour ses océans ! Et que font les autorités ? Rien ! Absolument rien !
Tombong Gueye, l’environnementaliste visionnaire et ancien maire de Djembéring, qui mène depuis 2009 une campagne de reboisement des côtes – présidée cette année par le ministre de l’Environnement en personne, Pr Daouda Ngom – tire la sonnette d’alarme avec une urgence désespérée : « Ces dauphins sont essentiels à l’équilibre de notre écosystème estuarien fragile ! Il faut des investigations sérieuses, des prélèvements analysés en laboratoires crédibles ! » Il interpelle directement l’État et les partenaires multilatéraux pour soutenir Djembéring, déjà ravagée par l’avancée de la mer et l’érosion côtière. Mais écoute-t-on cet appel au secours ? Non ! Les dauphins meurent, et les bureaucrates se contentent de communiqués vides ou de projets cosmétiques, comme la récente construction d’un quai de pêche à Cap-Skirring en juillet dernier, qui n’empêche pas le massacre en cours !
C’est scandaleux ! Pas de biologistes sur place pour autopsier ces pauvres victimes, pas d’observatoire de la faune maritime pour monitorer les menaces, pas de scientifiques pour prélever dents, tissus, et déterminer si c’est la pollution plastique galopante ou la surpêche industrielle qui est en cause. Au Sénégal, où 140 pêcheurs disparaissent en mer chaque année à cause de la surexploitation des ressources, les autorités ferment les yeux sur les chalutiers étrangers qui vident les océans ! Des accords de pêche douteux avec des puissances étrangères épuisent les stocks, forçant les locaux à risquer leur vie plus loin en mer, tandis que les dauphins paient le prix ultime. Et la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches ? Elle se vante de saisies contre la pêche illicite, mais où est l’action immédiate pour ces dauphins ? Des opérations « coup de poing » contre les juvéniles, oui, mais pour les mammifères marins protégés, silence radio !
Cette inertie est criminelle ! Partout ailleurs, comme dans le golfe de Gascogne, les gouvernements ferment des zones de pêche pour sauver les dauphins des filets mortels, réduisant les captures de 75 % en un mois d’interdiction. En Casamance, rien de tel ! Les autorités sénégalaises préfèrent ignorer les alertes, laissant la mer se vider de sa vie. Si on n’agit pas maintenant, ce sera trop tard : adieu aux dauphins, adieu à l’équilibre écologique, bonjour à des plages mortes et une Casamance ruinée !
Les populations locales, les environnementalistes et les partenaires internationaux exigent des analyses immédiates, des interdictions de pêche suspecte, et un vrai plan de protection marine. L’État sénégalais doit prendre cette catastrophe à bras-le-corps, ou il sera complice d’un écocide ! Les dauphins ne votent pas, mais nous, si. Et la nature se vengera.
Samsidine Badji (SAM)
