Casamance : Le goût amer de l’exploitation coloniale – Boycottons « Casamançaise » !(Contribution de Malick Sonko)
La Société d’Embouteillage Casamançaise (SODECA), qui produit l’eau minérale « Casamançaise« , créée en 2016, basée à Boucotte-Village, dans la commune de Diembéring, près du Cap Skirring, au cœur du Kassa en Casamance et dirigée par le libanais Maurice Sara, fils d’un grand homme d’affaires libano-français, est dans la tourmente.
En Casamance, la colère gronde, et elle est légitime
Derrière la marque « Eau Casamançaise », l’entreprise a franchi une ligne rouge. Avec le lancement de sa nouvelle gamme de jus de fruits « Casamançaise Le Jus », l’entreprise étrangère, qui s’enrichit depuis des années sur le dos des précieuses nappes phréatiques de notre terre, a osé tourner le dos à la Casamance et à ses fils. Vendredi 9 mai 2025, à Dakar, loin du cœur battant de notre belle province, la SODECA a orchestré une cérémonie qui n’était rien d’autre qu’une insulte à notre identité, à notre dignité, à notre existence même. Casamançais, il est temps de dire ça suffit ! Boycottons cette marque qui pille nos ressources, souille nos routes et méprise notre peuple !
Une cérémonie à Dakar, symbole d’un mépris éhonté
Le choix de Dakar pour le lancement de « Casamançaise Le Jus » n’est pas anodin. C’est un cadeau cinglant. Ziguinchor, berceau naturel de cette marque qui ose porter notre nom, a été reléguée au second plan, comme si la Casamance n’était qu’un réservoir de ressources à exploiter, un décor folklorique à brandir pour séduire les consommateurs. Où étaient les artistes, les entrepreneurs, les influenceurs casamançais lors de cet événement ? Absents, ignorés, écartés. SODECA a préféré défiler avec des invités triés sur le volet, aucun d’entre eux n’incarnant l’âme de la Casamance naturelle. Cette exclusion délibérée n’est pas une maladresse, c’est une stratégie. Une stratégie coloniale qui disait clairement : « Votre terre nous enrichit, mais vous, Casamançais, vous ne comptez pas. »
Une exploitation sans vergogne
SODECA prospère sur l’eau de vie de la Casamance, nos nappes phréatiques, bien précieuse que cette entreprise étrangère transforme en milliards de CFA. Pendant ce temps, les Casamançais payaient le prix fort pour des bouteilles vendues plus cher ici que dans le reste du Sénégal. Nos routes, ravagées par les camions de l’entreprise, restent en ruines, sans un centime de contribution pour leur réhabilitation. Nos talents, notre créativité, notre voix ? Ignorés. Nos ressources sont pillées, notre nom est usurpé, et notre dignité est bafouée. La SODECA ne respecte pas la Casamance, elle l’exploite. Point final.
La révolte digitale des Casamançais
Sur les réseaux sociaux – TikTok, Telegram, Facebook, X, WhatsApp –, la riposte est fulgurante. Des vidéos virales montrent des Casamançais vidant leurs réfrigérateurs des produits « Casamançaise », les remplaçant par des alternatives comme la marque « Case », qui, elle, respecte notre terre. Une femme, dans une vidéo poignante, résume l’indignation collective : « Cette entreprise dirigée par des étrangers arrive chez nous, nous exploite, vendons notre nom, profite de nous sans nous. Basta les colons ! »
Sur TikTok, une autre internaute martèle : « La Casamance est de nouveau trahie par le Sénégal. C’est maintenant le temps pour notre indépendance totale. » Ces voix ne sont pas isolées ; elles sont le reflet d’un peuple qui refuse de se laisser humilier plus longtemps.
Trois griefs et une seule réponse : Le boycott
1. Le lieu : Organisateur du lancement à Dakar, loin de Ziguinchor, est un affront. La Casamance n’est pas une colonie, et notre capitale régionale mérite mieux qu’un rôle de figurante.
2. L’exclusion : Aucun Casamançais parmi les invités. Nos influenceurs, nos créateurs, nos entrepreneurs sont pourtant nombreux, talentueux, suivis. SODECA les a ignorés, préférant des visages qui n’ont aucun lien avec notre terre.
3. Les dommages : Les camions de SODECA ravagent nos routes sans jamais contribuer à leur réparation. Ils prennent, ils concèdent, ils partent. Et nous, nous payons.
Face à ce triple mépris, une seule réponse s’impose : le boycott. Déjà, des distributeurs locaux envisagent de suspendre la vente des produits « Casamançaise ». Que ce mouvement s’amplifie ! Que chaque Casamançais refuse d’acheter une goutte de cette marque qui nous vole et nous méprise. Remplaçons leurs bouteilles par celles de nos producteurs locaux, par des marques qui respectent notre dignité.
Le silence coupable de SODECA
Face à la tempête, la SODECA reste muette. Pas un mot, pas une excuse, pas un geste pour apaiser la colère légitime des Casamançais. Ce silence est une arrogance, un dédain absolu. Il confirme ce que nous savons déjà : pour SODECA, nous ne sommes qu’une ressource à exploiter, pas un peuple à respecter.
Casamançais, Prenons Notre Destin en Main !
La Casamance n’est pas à vendre. Nos ressources, notre nom, notre identité ne sont pas des marchandises que des étrangers peuvent s’approprier impunément. Ce scandale n’est pas seulement celui d’une marque, c’est celui d’un système qui continue de nous marginaliser, de nous exploiter, de nous invisibiliser. Boycottons « l’Eau Casamançaise » ! Boycottons « Casamançaise Le Jus » ! Soutenons nos producteurs locaux, nos chefs d’entreprise, nos talents, notre économie. Montrons à SODECA, au Sénégal, au monde entier, que la Casamance est debout, fière et intraitable.
Contribution de Malick Sonko Artiste et Créateur de contenues
Kondiarama

Pedro
Merci Sonko pour l’article.
Dites leursqu’on n’est pas fou. Nous savons maintenant notre vraie histoire de Diembéring à Kédougou, d’Aline Sitoé à Fodékaba et Moussa Molo. Bref nous connaissons l’histoire récente. Qu’ils ne nous sous-estiment pas. Agir vaut mieux que parler. Vive la Casamance respectée libre et indépendante
Carlos
que des foutaises, je suis pour le renvoi de sodeca de la casamance. c’est la solution adequate
Balla Moussa
En France, il y a un scandale qui est au niveau de la justice.Le rapporteur de la commission d’enquête du Sénat français sur les eaux en bouteille a dénoncé lundi la «fausse sécurité» des traitements des eaux minérales de Nestlé. Et la justice est en action.
Que font les députés casamançais pour vérifier cette société libano-sénégalaise qui exploite sans contrôle. Faites votre travail !
Rasta Boy
Il faut qu’on nous respecte. Les colons libanais et sénégalais ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent en Casamance. BASTA !
Ils nous prennent comme des cons, des esclaves ! Ils nous imposent cette formule des colons:
« CE QUI EST A MOI EST A MOI ET CE QUI EST A TOI EST NEGOCIABLE »
Oui au boycott.
Vive la Casamance éveillée.
Talling Talling
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
BOYCOTT-BOYCOTT
sitowe2000
J’en ai fini avec ces Libanais san vergogne.