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Casamance : Les populations du nord de la Casamance refusent le projet sénégalais de l’exploitation du zircon à Niafrang

Casamance : Les populations du nord de la Casamance refusent le projet sénégalais de l’exploitation du zircon à Niafrang

Dans le cœur verdoyant de la Casamance, où les forêts millénaires et les rivières pures symbolisent un équilibre fragile avec la nature, un scandale environnemental se profile. À Niafrang, village résilient au nord de la Casamance, les habitants ont une fois de plus levé la voix pour clamer leur refus catégorique du projet d’exploitation du zircon. Plus de vingt ans de résistance acharnée contre les intimidations, les menaces et les agressions physiques n’ont pas entamé leur détermination. Ousmane Sané, président du Comité de lutte contre l’exploitation du zircon, l’a martelé lors d’un point de presse poignant : « Nous n’accepterons jamais ce projet destructeur ! » C’est un cri du cœur, un appel désespéré à l’État sénégalais pour qu’il cesse cette imposition brutale, contraire à la volonté populaire et aux droits fondamentaux des Casamançais.

Ce projet, porté par la société G-Sand, n’est pas une opportunité économique fantasmée, mais une menace mortelle pour l’avenir de la Casamance. Les villageois de Niafrang, soutenus par l’ensemble des populations locales, dénoncent un forcing gouvernemental sénégalais qui bafoue même sa propre Constitution. L’article 25, alinéas 1, 2 et 3, amendé en 2016, garantit pourtant le droit à la vie, à la santé et à un environnement sain. Où est cette protection promise quand les autorités ferment les yeux sur les violences subies par les habitants ? Des plaintes multiples pour agressions physiques n’ont abouti à aucune enquête, ni à la moindre interpellation. Ce silence complice de l’État est une trahison flagrante, un abandon pur et simple des siens au profit d’intérêts miniers voraces.

Pire encore, les impacts déjà visibles de l’exploitation voisine à Abéné sonnent comme un avertissement funeste. L’unique puits d’approvisionnement en eau potable de Niafrang est devenu rougeâtre et inutilisable, pollué par les rejets toxiques. Les familles, les enfants, les aînés : tous sont privés d’une eau saine, essentielle à leur survie. Et que dire des études environnementales brandies par G-Sand ? Une délégation de consultants, mandatée pour une soi-disant évaluation impartiale, n’est qu’un leurre biaisé destiné à légitimer le saccage. Ousmane Sané l’a affirmé avec force : « Nous ne participerons à aucune étude qui cautionne ce projet ! » G-Sand, incapable de restaurer les écosystèmes malgré ses promesses creuses de reboisement, a déjà contesté l’étude d’impact initiale d’Astron. En riposte, Niafrang a pris les devants, élaborant avec l’appui de professeurs d’université une étude alternative axée sur un développement durable, respectueux de la terre et des peuples.

Cette exploitation illégitime n’est pas seulement un crime contre Niafrang ; elle menace l’identité même de la Casamance verte. Nos forêts sacrées, nos ressources hydriques, notre biodiversité unique : tout serait ravagé par des machines destructrices, au nom d’un zircon qui enrichit quelques-uns au détriment de tous. Le gouvernement sénégalais, en érigeant Niafrang en zone potentielle d’exploitation minière au mépris du Code des mines, choisit le pillage contre la préservation. C’est une déclaration de guerre à l’environnement, un futur sombre où la Casamance, berceau de paix et de verdure, deviendrait un désert minier stérile.

Respectez la voix des populations casamançaises qui exigent la fin de cette aberration.

Samsidine Badji (SAM)

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