Casamance : L’Officier sénégalais prisonnier de guerre par les combattants indépendantistes du MFDC dans « un état de santé satisfaisant »
En Casamance, un officier sénégalais, Médecin-Lieutenant du 2ème Bataillon de Saint-Louis, capturé lors d’une embuscade le 16 avril à Mongone, au nord de Bignona, est au centre d’une impasse complexe. Selon une source proche de la Croix-Rouge sénégalaise, qui a pu le rencontrer à trois reprises dans un lieu tenu secret au cœur de la forêt casamançaise, l’officier est dans « un état de santé satisfaisant ». Il est bien traité par ses ravisseurs, membres du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), et a pu transmettre des messages écrits à sa famille via l’organisation humanitaire.
L’embuscade de Mongone, menée par des combattants indépendantistes, a marqué un nouvel épisode dans le conflit qui oppose depuis des décennies l’État sénégalais au MFDC, un mouvement réclamant l’autodétermination de la Casamance. L’officier, capturé vivant lors de cette opération, est officiellement porté disparu par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA). Cependant, des sources concordantes confirment qu’il est retenu comme prisonnier par le MFDC.
Des négociations au point mort
Les efforts pour obtenir la libération de l’officier n’ont, pour l’instant, pas abouti. Des tentatives de médiation peu crédibles, portées par le marabout El-Hadji Ousmane Fansou Bodian et des représentants d’ONG porteuses de valises, ont lamentablement échoué. Le mouvement rejette les intermédiaires qu’il juge peu fiables, selon des sources proches du dossier. Cette situation reflète la méfiance profonde entre les parties, dans un conflit où les enjeux politiques et humains s’entrelacent.
Par ailleurs, des allégations de pressions exercées contre des particuliers qui ont reçu beaucoup d’argent par l’État sénégalais circulent. Une source militaire évoque une proposition d’échange impliquant un civil, Souleymane Seoul Badji, arrêté à Ziguinchor et interrogé dans des conditions controversées. Le MFDC a fermement rejeté cette option, la qualifiant d’inacceptable. Ces tensions soulignent les défis d’une résolution pacifique, alors que chaque camp campe sur ses positions.
Une guerre dans l’ombre
Le conflit casamançais, maintenant bien médiatisé ces dernières années, reste une réalité douloureuse. Des témoignages, tant du côté des forces sénégalaises que des populations locales, font état de pertes humaines et matérielles régulières. Le MFDC conserve une capacité à mener des opérations ciblées, comme l’a montré l’embuscade de Mongone. De son côté, l’armée sénégalaise fait face à des défis logistiques pendant cette saison des pluies et à un sentiment d’isolement, dans une Casamance où les dynamiques communautaires complexifient les opérations.
Au cœur de cette impasse, la situation de l’officier captif incarne les enjeux humains du conflit. Médecin de formation, il est décrit comme un homme dédié à sauver des vies, il était parti en Casamance pour tuer. Aujourd’hui il est pris dans un engrenage qui le dépasse. Son état de santé, bien que rassurant, ne dissipe pas l’incertitude quant à son sort. La Croix-Rouge sénégalaise, en tant qu’acteur controversé, ne s’occupant pas des détenus politiques casamançais, continue d’essayer de jouer un rôle clé en assurant un suivi humanitaire, mais l’absence de progrès dans les pourparlers laisse peu d’espoir à court terme.
Un appel à la vigilance
La capture de l’officier sénégalais met en lumière les blessures d’un conflit enraciné, où les aspirations à l’autodétermination se heurtent à la volonté de préserver l’unité nationale. Dans ce contexte, la protection des droits humains, qu’il s’agisse des prisonniers ou des civils, reste un défi majeur. La Casamance, avec ses tensions et ses silences, appelle à une attention renouvelée, loin des surenchères et des impasses actuelles.
Samsidine Badji (SAM)

Katakalousse
Bravo Atika et vive l’indépendance de la CASAMANCE
Badibou
mais c’est uoi cette histoire avec ce vieux Fansou ? Il doit prier pour sauver les âmes de Fulbert Sambou, de Didier Badji et de ces jeunes qui sont tombés sous les balles de Macky Sall dans son propre uartier à Bignona et les bombes sénégalaises qui ont tués des milliers de Casaçais ….. Que Dieu lui donne la sagesse……
Teesito
Tous les 22 prisonniers politiques casamançais doivent retrouver la liberté ainsi que René Capain Bassène ! Après on verra avec ce soldat chef de patrouille. Casamance invictus felice
Safi
Oû ont passé les 13 millions donnés à l’ONG COSPAC pour marchander la libération de l’officier sénégalais. Je ne pensais pas que Diomaye-Sonko feront des millionnaires dans la recherche de la paix en Casamance ! quel gâchis
Anonyme
PITIE PITIE PITIE PITIE
PITIE POUR SA FAMILLE ET PRIERE POUR SA LIBERATION
WASSALAM
Carlos
si l’officier sénégalais est parti pour tuer pourquoi on ne le tue passimplement comme ses autres camarades tombés en martyrs. Il est chef et traitre, quelle honte, il dois même se suicider s’il est un vrai jambar ! « On nous tue mais on ne nous déshonnore pas » »aaahhhhhhhhhhhhhhahhhhhhhhhha
NoPinthia
je ne sais pas pourquoi il vit, on le nourrit et le soigne mieux que les maquisards attika ? je suis d’accord avec toi Carlos
Awagna2000
Je suis complétement ramolli et déformé à chaque fois que je vois la présence de Fansou Bodian dans le processus de paix en Casamance.
Aussi je donnerai ma langue au chat pour ne pas dire autre chose pour savoir par quel miracle et quel tour de magie le PM Snko l’a repositionné après ses magouilles avec Wade et Lansana Fabouré des millions de CFA, les déboires er complicités avec Macky Sall dans les assassinats à Bignona etc…..
Il est à coup sûr un des facteurs symbolisant le déclin et la plongée vers les abysses de ce nouveau régime en Casamance,.
Vivement la censure de ce xxxxxxxxxxxxxx ( je n’ose pas écrire le mot par respect au journal et à ses lecteurs.