Etats-Unis : La sanction contre NSO Group pour piratage via WhatsApp réduite
La société israélienne NSO Group a vu la sanction prononcée contre elle dans l’affaire du piratage de téléphones via WhatsApp réduite vendredi à 4 millions de dollars, contre 168 millions initialement décidés en mai par un jury californien.
Meta Platforms, maison mère de WhatsApp, accusait NSO d’avoir exploité une faille en 2018 et 2019 pour installer le logiciel espion Pegasus sur environ 1.400 téléphones. La cour d’appel de San Francisco a estimé que la loi imposait un plafonnement des dommages punitifs, tout en validant une injonction permanente interdisant à NSO de cibler les utilisateurs de WhatsApp.
NSO, récemment racheté par des investisseurs américains, reste basé en Israël et affirme que sa technologie est utilisée par des agences gouvernementales dans la lutte contre le terrorisme. Selon le Wall Street Journal, l’opération visait un suspect lié à l’État islamique, dans le cadre d’une surveillance menée par des États européens.
Le contentieux avec Meta, engagé depuis six ans, a été porté jusqu’à la Cour suprême américaine.
NSO est accusé depuis plusieurs années d’avoir permis la surveillance de militants, activistes, journalistes et opposants par différents gouvernements. En juillet 2021, une enquête coordonnée de plusieurs médias avait révélé une liste de plus de 50.000 personnes susceptibles d’avoir été surveillés via Pegasus.
Ibou Camara
