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Guerre Israël – Palestine : Elan de solidarité pour dénoncer l’assassinat de journalistes : «Montrer Gaza, sans mourir»

Guerre Israël – Palestine : Elan de solidarité pour dénoncer l’assassinat de journalistes : «Montrer Gaza, sans mourir»

Chère lectrice, cher lecteur,

Nous avons connu de nombreuses tragédies en Casamance, en Afrique, au Moyen-Orient et à travers le monde ces dernières années. Des déferlements de violence sur fond de discours ultra-radicaux dont la grande majorité étaient et sont encore centrés sur l’impérieuse nécessité de faire disparaître l’Autre, en fonction de sa nationalité, de sa confession, de son ethnie, ou encore de ses engagements politiques.

Au Journal du Pays, certains portent encore, comme nombre d’entre vous, les stigmates de la guerre d’occupation de la Casamance ; d’autres ont connu les vagues de répression contre l’information lors de l’annexion de la Palestine, du Sahara Occidental, du sud Liban, de la Syrie ou, à l’échelle régionale. Nous sommes contraints de rendre compte des innombrables conflits qui, de la Libye à la Cisjordanie (en passant par l’Irak, le Yémen, l’Ukraine, le Soudan, dans l’AES, …), ne cessent de déchirer le monde.

Mais le drame qui se déroule à Gaza – et plus généralement dans les territoires palestiniens – est à bien des aspects inédits, y compris par rapport aux standards de la région. Au-delà de la nature des crimes qui s’y déroulent et que la communauté internationale s’avère incapable d’arrêter ; au delà de l’impact sans précédent – sur Israël, sur la question palestinienne, sur le Moyen-Orient et même sur l’ordre international –, qu’il ne manquera pas d’avoir dans les années à venir ; c’est précisément le cœur de notre mission collective – rendre compte, comprendre et, le cas échéant, dénoncer ces faits – qui est attaqué de manière délibérée, et dans l’impuissance générale.

Depuis 23 mois, les autorités israéliennes, comme sénégalaises en Casamance, refusent aux journalistes extérieurs à Gaza l’accès indépendant à l’enclave, une situation sans précédent dans l’histoire moderne des conflits armés, rappelle l’ONG Reporters sans frontières (RSF). « Les journalistes locaux, les mieux placés pour relater la vérité, sont confrontés au déplacement et à la famine », poursuit-elle. Enfin, en deux ans et à ce jour, au moins 220 journalistes ont été tués par l’armée israélienne. Des chiffres qui donnent le vertige et constituent déjà l’un des bilans les plus sanglants de l’histoire récente en la matière.

C’est pourquoi il nous était littéralement impensable de ne pas participer aujourd’hui à l’opération lancée par RSF et Avaaz, à laquelle se sont associés 150 médias de 50 pays, pour dénoncer cette double atteinte directe à la liberté de la presse et au droit à l’information. Avec un même message en une : « Au rythme où les journalistes sont tués à Gaza par l’armée israélienne, il n’y aura bientôt plus personne pour vous informer. »

Si le Journal du Pays et bien d’autres médias se sont habillés de noir, la couleur du deuil, c’est pour défendre le droit de dire au monde l’horreur qui se déroule à Gaza sans être pris pour cible.

Nous rendons hommage à tous les journalistes tués par Israël et dans tout le monde dans l’exercice de leur fonction.

La Rédaction

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