Mali / Russie : Assimi Goïta reçu au Kremlin, plusieurs accords signés avec Moscou
Le président de la transition au Mali, le général Assimi Goïta, poursuit depuis samedi une visite officielle en Russie. Ce lundi 24 juin, il a été reçu par le président Vladimir Poutine au Kremlin. Une rencontre qui illustre le rapprochement stratégique entre Bamako et Moscou, avec à la clé la signature de plusieurs accords de coopération.
C’est la présidence malienne qui a annoncé l’entretien entre les deux chefs d’État, évoquant une rencontre « de haut niveau » visant à renforcer les liens bilatéraux. Au programme : des accords dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, des transports et de la formation.
Côté russe, Vladimir Poutine a salué une « dynamique de croissance positive » entre les deux pays, même si les échanges commerciaux restent encore « modestes ». Il a souligné les « perspectives prometteuses » de coopération, notamment dans les secteurs minier, logistique, énergétique et humanitaire.
Les deux présidents ont également assisté à une cérémonie d’échange de documents bilatéraux, avant de partager un déjeuner officiel avec leurs délégations respectives.
Une coopération en pleine intensification
Depuis 2021, le Mali a progressivement réorienté sa politique extérieure, prenant ses distances avec plusieurs partenaires occidentaux pour renforcer sa coopération avec la Russie. Ce tournant stratégique s’est traduit par un accroissement des liens militaires et économiques entre les deux pays.
Sur le plan sécuritaire, le retrait du groupe paramilitaire Wagner du territoire malien a été suivi par l’arrivée de l’Africa Corps, une nouvelle structure liée à Moscou et censée assurer la continuité de l’appui militaire russe sur le continent africain.
Une volonté affirmée de souveraineté
Cette visite officielle de quatre jours — la deuxième rencontre entre Assimi Goïta et Vladimir Poutine depuis le sommet Russie–Afrique de 2023 — s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de diversifier leurs partenariats internationaux.
Face aux défis sécuritaires et aux mutations géopolitiques, Bamako continue de faire le pari d’une coopération « souveraine », tout en s’ouvrant à de nouveaux axes de collaboration avec des puissances comme la Russie. La visite devrait se conclure le 26 juin avec la signature de nouveaux protocoles d’entente.
ARDiallo
