OTAN : Plusieurs pays refusent de financer les armes américaines promises par Trump à l’Ukraine
Alors que l’ancien président américain Donald Trump a récemment annoncé un plan de livraison d’armes à l’Ukraine via l’OTAN, plusieurs pays membres de l’Alliance expriment des réticences ou refusent de participer au financement de ces équipements, essentiellement d’origine américaine.
Le plan, dévoilé lors du sommet extraordinaire de l’OTAN à Washington, prévoit l’achat collectif de systèmes d’armement — notamment des batteries Patriot — pour renforcer la défense aérienne de l’Ukraine face aux frappes russes. Ces équipements seraient financés par les pays européens, tandis que les États-Unis fourniraient le matériel.
Refus de plusieurs membres clés
La France et l’Italie ont clairement indiqué qu’elles ne participeraient pas à cette initiative. Paris met en avant la nécessité de soutenir l’industrie européenne de défense, tandis que Rome privilégie un rôle logistique et la poursuite du déploiement du système franco-italien SAMP/T. La République tchèque, engagée dans d’autres mécanismes d’aide à l’Ukraine, n’a pas adhéré à ce dispositif. De leur côté, la Hongrie et la Slovaquie rejettent tout soutien militaire direct, plaidant pour une approche diplomatique du conflit.
Soutien d’autres alliés
À l’inverse, plusieurs pays — dont l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni et le Canada — se sont montrés favorables à ce programme. Certains ont déjà confirmé leur intention de contribuer financièrement à l’achat et à la livraison des équipements.
Une ligne de fracture au sein de l’Alliance
Ce désaccord souligne une fracture persistante au sein de l’OTAN sur la manière d’aider l’Ukraine. Si tous les membres réaffirment leur soutien à Kiev, les modalités concrètes — notamment en matière de financement et d’origine des armements — restent sources de tension. Le plan Trump, bien que salué par le gouvernement ukrainien, pourrait ainsi buter sur la souveraineté budgétaire et industrielle des États européens.
Cathy Manga
