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Burkina Faso : Le pouvoir militaire burkinabé supprime les partis et renforce sa refonte politique

Burkina Faso : Le pouvoir militaire burkinabé supprime les partis et renforce sa refonte politique

Le gouvernement burkinabé dirigé par les militaires a dissous jeudi l’ensemble des partis et regroupements politiques, une mesure présentée comme nécessaire pour préserver l’unité nationale et engager une réforme du modèle de gouvernance politique.

La décision a été prise par décret lors du Conseil des ministres hebdomadaire présidé par le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré. Le texte prévoit également le transfert à l’État de l’ensemble des biens appartenant aux partis dissous.

Un projet de loi visant à abroger les textes encadrant le financement et le fonctionnement des partis politiques a aussi été élaboré et sera soumis à l’Assemblée législative de transition, mise en place par les autorités militaires.

« Cette grande et importante décision s’inscrit dans la refondation de l’État et suit un diagnostic approfondi du système partisan qui a révélé de nombreuses dérives », a déclaré le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo. Selon lui, les projets de loi connexes seront transmis « dès que possible » à l’organe législatif de transition.

Le gouvernement estime que la prolifération des partis politiques avait contribué à accentuer les divisions entre citoyens et à fragiliser la cohésion sociale. Les autorités affirment que la dissolution vise à renforcer la cohérence de l’action gouvernementale dans un contexte sécuritaire dégradé.

Le Burkina Faso est dirigé par un régime militaire depuis le coup d’État de septembre 2022, le second en huit mois. Le pays est confronté à une insurrection jihadiste persistante qui a entraîné des milliers de morts et le déplacement de millions de personnes. Les élections, initialement prévues pour juillet 2024, ont été reportées à plusieurs reprises.

Parallèlement, la ville de Bobo-Dioulasso, deuxième agglomération du pays, a annoncé son retrait de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), à la suite du départ du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie fin février. Les autorités locales ont indiqué que cette décision s’inscrivait dans les nouvelles orientations diplomatiques du pays.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel, ont récemment quitté la CEDEAO et obtenu le départ des troupes françaises, dénonçant l’influence de puissances étrangères.

Saliou Cissé

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