Ghana : L’ONU saisie après l’attaque contre des Casques bleus au Liban-Sud
Le Ghana a protesté samedi auprès des Nations unies après une attaque contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) qui a blessé trois Casques bleus ghanéens dans le sud du pays, dénonçant une « grave violation du droit international équivalente à un crime de guerre ».
Dans un communiqué, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué avoir déposé une protestation officielle auprès du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, demandant l’ouverture d’« une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente » afin d’établir les circonstances de l’incident.
Accra a appelé à ce que « les responsables soient identifiés et tenus pour responsables », affirmant que l’attaque porte atteinte aux protections accordées au personnel de maintien de la paix des Nations unies.
La Finul a déclaré vendredi que trois Casques bleus avaient été blessés « à l’intérieur de leur base à al-Qaouzah », dans le sud-ouest du Liban, dans un contexte d’intenses échanges de tirs dans la région frontalière.
L’armée ghanéenne a précisé que deux soldats avaient été grièvement blessés tandis qu’un troisième souffrait d’un traumatisme. Tous ont reçu des soins médicaux et sont dans un état stable en attendant leur évacuation vers un hôpital de la mission onusienne. Le bâtiment abritant le mess des officiers a également été touché et entièrement détruit par un incendie provoqué par l’impact.
Le président libanais Joseph Aoun a accusé Israël d’avoir mené « une attaque directe contre la Finul », tandis que le président français Emmanuel Macron a condamné une « attaque inacceptable » contre une position de la mission de maintien de la paix dans le sud du Liban.
Le secrétaire général de l’ONU a également condamné l’incident, rappelant que la sécurité du personnel et des installations des Nations unies doit être respectée et que les responsables doivent rendre des comptes.
Déployée depuis mars 1978, la Finul agit comme force tampon entre Israël et le Liban le long de la frontière. L’ONU prévoit toutefois de retirer la majorité de ses soldats du pays d’ici la mi-2027, à l’expiration du mandat actuel de la mission.
Saliou Cissé
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