Vous êtes ici: Accueil » Actualité » Iran : Le président Massoud Pezeshkian annonce un geste d’apaisement

Iran : Le président Massoud Pezeshkian annonce un geste d’apaisement

Iran : Le président Massoud Pezeshkian annonce un geste d’apaisement

Le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé samedi que l’Iran cesserait de mener des frappes contre des pays voisins, sauf si des attaques contre la République islamique étaient lancées depuis leur territoire, dans ce qui apparaît comme un geste d’apaisement au moment où le conflit régional s’intensifie.

Dans une allocution télévisée diffusée par la chaîne publique IRIB, Pezeshkian a indiqué que cette décision avait été approuvée par le conseil de direction intérimaire iranien et transmise aux forces armées.

« Je tiens à présenter personnellement mes excuses aux pays voisins qui ont été attaqués par l’Iran. Désormais, les forces armées iraniennes ne doivent ni attaquer leurs voisins ni tirer de missiles sur eux, sauf en cas d’attaque de leur part », a-t-il déclaré, ajoutant privilégier une solution diplomatique à la crise.

Cette annonce intervient alors que la confrontation entre l’Iran, Israël et les États-Unis se poursuit pour la deuxième semaine, avec des frappes aériennes et des tirs de missiles dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

Refus de « capitulation » face aux États-Unis

Le président iranien a par ailleurs rejeté les appels du président américain Donald Trump à une « capitulation sans condition » de Téhéran.

« C’est un rêve qu’ils devraient garder secret jusqu’à leur dernier souffle », a déclaré Pezeshkian, affirmant que l’Iran ne se rendrait pas face aux pressions américaines et israéliennes.

La veille, Trump avait affirmé qu’aucun accord ne serait possible avec Téhéran sans une reddition totale de la République islamique.

Frappes et escalade régionale

Les combats continuent néanmoins sur le terrain. Des images vidéo diffusées par l’Associated Press ont montré des éclairs et des colonnes de fumée s’élevant dans l’ouest de Téhéran après une série de frappes israéliennes de grande ampleur.

Selon des bilans officiels, les combats ont fait au moins 1 230 morts en Iran, plus de 200 au Liban et 11 en Israël, tandis que six soldats américains ont également été tués.

Dans le Golfe, la tension reste élevée. À Dubaï, plusieurs fortes explosions ont été entendues samedi matin et les autorités ont activé leurs systèmes de défense aérienne. Des passagers de l’aéroport international ont été dirigés vers des tunnels souterrains après le déclenchement d’alertes, avant que la situation ne se stabilise et que les opérations aériennes reprennent.

Craintes pour l’économie mondiale

La guerre suscite également des inquiétudes sur les marchés énergétiques. Le ministre qatari de l’Énergie, Saad al-Kaabi, a averti qu’un conflit prolongé pourrait « faire s’effondrer l’économie mondiale », évoquant un risque de perturbations majeures des exportations d’énergie du Golfe et une flambée possible du prix du pétrole jusqu’à 150 dollars le baril.

Selon Sultan al-Khulaifi, chercheur au Centre d’études sur les conflits et l’aide humanitaire, l’élargissement du conflit aux États du Golfe pourrait constituer « une erreur stratégique historique » pour Téhéran, en transformant une confrontation directe avec Israël en crise régionale impliquant ses voisins arabes.

Parallèlement, l’agence de presse officielle saoudienne a rapporté que le ministre saoudien de la Défense et le chef d’état-major pakistanais se sont rencontrés samedi pour discuter de mesures de dissuasion face à l’Iran, alors que Riyad et Islamabad ont signé un traité de défense mutuelle stipulant qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre l’autre.

 

ARDiallo

Propager la liberté et l'indépendance de s'informer

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté en pour poster un commentaire.

Copyright © 2013 Tamba Networks Inc. All rights reserved.

Retour en haut de la page