Pakistan : Incertitudes sur des pourparlers, Washington et Téhéran échangent des menaces à l’approche de la fin de la trêve
Les États-Unis et l’Iran ont intensifié lundi leurs mises en garde réciproques à l’approche de l’expiration d’un cessez-le-feu fragile, tandis que l’incertitude persiste quant à une reprise des négociations à Islamabad.
Selon une source proche du dossier, une délégation américaine dirigée par le vice-président JD Vance devait partir « bientôt » pour le Pakistan afin de relancer les discussions entamées le 11 avril. Mais Téhéran a tempéré ces informations, son porte-parole diplomatique Esmaïl Baghaï affirmant qu’aucune décision n’avait été prise et mettant en doute le « sérieux » de Washington.
À deux jours de la fin de la trêve entrée en vigueur le 8 avril, le président américain Donald Trump a durci le ton. Sur Truth Social, il a affirmé que les frappes américaines de juin 2025 avaient « anéanti » les capacités nucléaires iraniennes, tout en reconnaissant que la récupération de l’uranium enrichi serait longue. Une déclaration en contradiction avec ses propos récents promettant un transfert imminent vers les États-Unis.
Téhéran, qui nie toute ambition militaire nucléaire, rejette ces affirmations. « Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace », a déclaré sur X le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Dans une interview à PBS, Donald Trump a averti que « beaucoup de bombes exploseront » si aucun accord n’est trouvé avant l’échéance, qu’il juge « très improbable » à prolonger, selon des propos rapportés également par Bloomberg.
Washington maintient par ailleurs un blocus maritime coûteux pour l’économie iranienne, bien que Lloyd’s List Intelligence ait recensé des contournements.
À Téhéran, la vie reprend timidement, mais la lassitude domine parmi une population éprouvée par la guerre et la crise économique.
Ibou Camara
