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Casamance : la mort du capitaine André Senghor fait exploser la colère des officiers sénégalais

Casamance : la mort du capitaine André Senghor fait exploser la colère des officiers sénégalais

Sur les différents champs de bataille en Casamance, l’écho d’une colère assourdissante résonne désormais partout :
« On nous ment, on nous déshonore et on nous envoie mourir pour rien ! »

Ils ne se taisent plus. Des officiers sénégalais déployés depuis des mois, parfois des années, dans les brousses et les marigots de Casamance ont décidé de briser le mur du silence. À l’annonce officieuse de la mort du capitaine André Senghor, présenté comme ayant « succombé à ses blessures », ils répondent d’une seule voix, rageuse et amère :
« Il est tombé sur le champ de bataille le 12 mars. Point final. On nous ment et on nous déshonore ! »

Le capitaine André Senghor, ancien commandant de brigade de la 41e promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA), formateur respecté, chef de guerre estimé, est mort les armes à la main. L’hommage officiel rendu par l’ENSOA est poignant : « Tombé au champ d’honneur… honneur, patrie et loyauté. »
Mais derrière ces formules solennelles, la réalité vécue sur le terrain est tout autre.

Plusieurs officiers, supérieurs comme subalternes, actuellement en opération en Casamance et ayant requis l’anonymat pour leur sécurité, livrent un réquisitoire sans concession dans un message porté à notre connaissance :

« Cette guerre est inutile. Ces morts sont inutiles. Depuis 43 ans, les autorités politiques et militaires nous entraînent, sans objectif clair, dans une fuite en avant absurde. La solution n’est pas militaire, elle est politique. Elles manquent simplement de courage politique. »

Le constat est accablant :

« Nos forces sont à bout. Les populations ne nous soutiennent plus. Nous ne disposons ni des moyens adéquats ni d’un commandement de terrain cohérent. Les ordres viennent de bureaux climatisés à Dakar, souvent contradictoires. »

« Les champs de mines nous déciment. Aucune progression réelle n’est possible. La motivation est au plus bas. Les conséquences sont déjà graves. »

« Nous interpellons solennellement le président Diomaye Faye, chef suprême des armées. Qu’il prenne ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. »

Un autre officier, la voix vibrante de colère, conclut :
« Il est grand temps de mettre fin à cette sale guerre qui ne sert pas la patrie que nous sommes censés défendre. Nous aimons le Sénégal. C’est précisément pour cela que nous disons stop. »

Selon nos sources, le capitaine Senghor serait tombé dans une embuscade ou lors d’un accrochage violent le 12 mars, au nord de Sindian. L’état-major avait d’abord évoqué des « blessures » avant de confirmer le décès. Pour les hommes du rang comme pour leurs chefs sur le terrain, cette version édulcorée est vécue comme une insulte supplémentaire à la mémoire de leur frère d’armes et à leur propre sacrifice quotidien.

Dans les casernes de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, mais aussi dans les postes avancés de la forêt classée de Basse-Casamance et de Bissine, le climat est décrit comme explosif. Des sources internes confirment que plusieurs unités frôlent la démotivation totale :
« On nous envoie au casse-pipe sans stratégie claire, sans soutien populaire, sans matériel moderne — et on nous demande ensuite de nous taire. C’est terminé. »

Fidèle à sa ligne de vérité et d’indépendance, Le Journal du Pays relaie sans filtre ces cris d’alerte venus du front. Car la mort d’un officier sénégalais comme André Senghor — décrit par ses pairs comme « brillant, proche de ses hommes, formateur d’élite » — n’est pas un simple fait divers militaire. Elle est le symptôme tragique d’un conflit que l’on refuse, depuis trop longtemps, de regarder en face.

Hier encore, l’ENSOA lui rendait un hommage solennel :
« Que son engagement, son courage et son sens du devoir continuent d’inspirer les générations présentes et futures. Honneur et gloire au capitaine André Senghor. Qu’il repose en paix. »

Aujourd’hui, ses frères d’armes lui rendent un hommage d’une autre nature, plus brut, plus urgent : celui de la vérité. Ils s’adressent au chef de l’État en ces termes :

« Monsieur le Président Diomaye Faye,
Les officiers qui se battent réellement en Casamance vous parlent. Ils vous supplient d’entendre leur cri avant que la colère ne se transforme en désespoir collectif. La patrie mérite mieux que des cercueils inutiles et des mensonges officiels.
La balle est désormais dans votre camp : politique ou militaire ? Courage ou fuite en avant ? L’histoire — et surtout ces hommes qui risquent leur vie chaque jour — attendent votre réponse.
Que le capitaine André Senghor repose en paix. »

Combien de soldats sénégalais seront encore sacrifiés en Casamance après plus de quatre décennies de conflit armé ?
L’avenir seul apportera la réponse.

Balanta Mané

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Commentaires (10)

  • Awagna2000

    Capitaine André Senghor, Adjudant Mounir Badji et Nfally Sonko qui ont pris des armes sénégalaises pour tirer er tuer leurs propres frères ont perdu leur vie pour un Sénégal ni reconnaissante, traître et menteur. Voilà leur récompense.
    Vive la Casmance unie, libre, indépendante et prospère.

  • Katakalousse

    La CASAMANCE sera libérée inchallah.
    Vive ATTIKA et vive la CASAMANCE indépendante. Fier d’être Casamançaise.

  • Bapoulo

    Incroyable la prédiction des femmes des bois sacrés ! Waoooh, J’ai peur même.

    Je viens de lire : https://www.journaldupays.com/2026/casamance-les-reines-des-bois-sacres-invoquent-les-esprits-pour-sauver-leurs-enfants-dun-nouveau-sacrifice/

    « Mais les Reines ne se sont pas arrêtées à la prédiction. En tant que mères de famille, elles se sont prosternées devant les Esprits de la Nature, les Génies des Bois, les Ancêtres protecteurs. Elles ont formulé des charmes puissants, des incantations secrètes, des libations qui ne peuvent être révélées. Elles ont imploré :

    « Que tout complot contre la Casamance soit brisé ! Que la terre refuse d’absorber le sang innocent ! Que les armes de l’État sénégalais se retournent contre ceux qui les portent contre leurs propres frères ! »
    Et elles ont lancé cet avertissement terrible aux jeunes Casamançais qui seraient tentés de prendre les armes sénégalaises pour tuer leurs frères :

    « Celui qui portera l’uniforme de Dakar pour verser le sang casamançais ne survivra pas. Les Esprits l’ont déjà condamné. La terre le rejettera. Ses ancêtres le renieront. »

    Dans le silence du Bois Sacré, les Reines ont continué leurs prières toute la nuit. Les cauris, les calebasses à eau et les tambours ont parlé, les feuilles ont tremblé, les esprits ont répondu. Le rituel est terminé… mais la vigilance reste totale. »

    Les Casamançais qui travaillent pour le Sénégal contre la Casamance réfléchissez bien !

  • Zeus

    Les prétresses des bois sacrés ont maudits les enfants de la Casamance, qui sont armés, payés et envoyés par le Sénégal pour tuer leurs propres frères. Ceux-là sont bénis et protégés par les ancêtres et les esprits de la Casamance. La guerre en Casamance est très secrète et complexe et spirituelle.

  • Carlos

    Paix à leur âme
    Le discours des sénégalais menteurs change toujours, tantôt l’armée dit combattre les coupeurs de route, puis les trafiquants de bois, puis les culture de cannabis, tantôt les indépendantistes du MFDC. Quel est donc l’objectif de votre présence en Casamance si ce n’est pas terrorisé les populations civiles ??????
    Vive Atika, vive l’indépendance de la Casamance

  • Diambone

    UN SUJET TABOU, UNE GUERRE INUTILE, UNE VERITE CACHEE, UN PEUPLE SANS HISTOIRE ET SANS PASSE, DISCRIMINATION ET SIGMATISATION, EXPOITATION DE NOS RESOURCES NATURELLE SANS LE PROFIT DES CASACAIS (L’ OR DES MINES DE SABADOLA)…. TELLEMENT DE MANIPULATIONS SUR LE PEUPLE DE CASAMANCE. NOUS VOULONS SEULEMENT PRENDRE NOS RESPOSABILITES EN MAINS. RIEN D’AUTRE . RESTER CHEZ VOUS ET NOUS AUTRES RESTERONS CHEZ NOUS. INDEPENDANCE DE NOTRE PAYS TANT DESIRER PAR EDWARD DIATTA.

  • ewang

    Que Leurs Ames reposent en Paix.
    Le Président est responsable ainsi que son premier Ministre qui parle de sécurisation des frontières en faisant tout son possible. Il est aussi responsable que son président car c’est lui qui a nommé le ministre des forces armées sénégalaises.
    On doit se poser la question sur ses missions.
    Est-ce pour le maintient de l’ordre
    Des opérations de sécurisation ou
    Pour la récolte du chanvre indien
    Nous devions faire un Constat. A chaque période il y a un bouleversement. La récolte du Chanvre Indien, la période des pommes d’acajoux et autres. A qui profite tout cela.
    Retirons nos Jambars de la Casamance et de la Gambie pour que la Paix régne dans la sous région.
    C’est vrai que tout Homme de tenue a porté serment de défendre son pays mais pas en allant provoquer un autre peuple qui ne demande que justice et vérité face à un accord qui a été signé auparavant par leur ancien président Senghor qui représentait leur pays et de Emile Badiane pour la Casamance. C’est dommage que cet accord n’a pas été respecté par Léopold Sédar Senghor qui a éliminé ce dernier pour s’accaparer de la Casamance en voulant en faire une partie de du sénégal.
    Cette trahison est le fruit de tout ce qui est entrain de se passer. Il faut le reconnaitre pour toujours la Casamance n’est pas une Terre sénégalaise.
    La vérité doit surgir que tout le peuple et l’Afrique entier sachent la réalité et que celui qui a tort reconnait cela.
    Ne juger pas les gens s’en savoir le pourquoi ils combattent.
    Il faut reconnaître que le véritable rebelle c’est le sénégal qui n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis de la Casamance en le trahissant. C’est triste de l’apprendre face à un pays que l’on considére comme juste, tout cela à cause de la politique d’intérêt ils sacrifient les leurs. Laissez la Casamance en Paix. Maintenant que vous aviez du Pétrole, du Gaz et autres ressources au sénégal, contentez-vous de cela.
    Pourquoi vous vous acharnez sur un peuple qui ne vous a rien fait en sacrifiant vos Jambars c’est des Jeunes, de Pères de Famille. Je peux comprendre qu’ils défendent une bonne cause mais là tel n’est pas le cas. C’est commettre des péchés.
    Ces combattants aussi on ne doit pas les blâmer car ils défendent leur Terre vice versa. Prenez la peine d’analyser cela. « Deug rék moy moudje » C’est ce que l’on dit n’est ce pas.
    Alors il faut prôner pour des négociations. Qu’importe la force de satan il succombera un jour. Arrêter de sacrifier nos frères.
    Que leurs Ämes reposent en Paix.
    Que la Vérité triomphe face aux mensonges.
    Vive la Paix en Casamance. Vive Attika.
    Que le Bon Dieu protégé la Casamance.

  • Fatima

    Paix à son âme !
    Les autorités sénégalaises les envoient en Casamance pour qu’ils reviennent dans des cercueil. Mais il y a combien de jambars tués depuis le début de ce conflit en 1982?

  • Koumpo Boudodi

    Le malaise est profond même dans la famille des militaires. Ils demandent à Diomaye d’envoyer les membres de sa famille en Casamance alors il gouttera au malheur. Vive Atika et vive la Casamance

  • Anonyme

    On nous a parlé d’opération de sécurisation et nous avons perdu un grand chef et toute l’unité. Aucun n’est revenu vivant ou blessé. Marre de cette guerre. RIP à tous nos jambars tombés.

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