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Afrique :  Ouverture de la 39ème session de l’Union africaine à Addis-Abeba

Afrique :  Ouverture de la 39ème session de l’Union africaine à Addis-Abeba

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont ouvert hier vendredi à Addis-Abeba leur 39e session ordinaire, placée sous le signe du lancement du thème annuel 2026 consacré à « l’accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs », dans le cadre de l’Agenda 2063.

Union africaine estime qu’environ 400 millions de personnes sur le continent n’ont pas accès à l’eau pour leurs besoins quotidiens et que plus de 800 millions sont privées de services d’hygiène de base, selon un communiqué publié en amont du sommet. L’organisation considère la sécurité hydrique comme un enjeu stratégique étroitement lié au développement économique, à la paix et aux effets du changement climatique.

Réunis au siège de l’UA dans la capitale éthiopienne, les dirigeants ont été appelés à renforcer leurs engagements politiques et financiers pour faire face à ce défi structurel, alors que la croissance démographique et la pression sur les ressources accentuent les vulnérabilités.

Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, a estimé que l’eau devait être considérée comme un « bien collectif » à préserver. S’exprimant lors d’une réunion préparatoire du Conseil exécutif, il a souligné que l’accès équitable à l’eau pouvait contribuer à la stabilité et au rapprochement entre États, dans un contexte où plusieurs bassins transfrontaliers sont sources de tensions potentielles.

Le commissaire à l’Agriculture, au Développement rural, à l’Économie bleue et à l’Environnement durable, Moses Vilakati, a indiqué que la Commission avait élaboré une feuille de route axée sur la gouvernance, les engagements politiques, le financement, les partenariats et le renforcement des capacités. Il a exhorté les États membres à accroître les investissements dans les infrastructures hydrauliques et les systèmes d’assainissement.

Pour Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’enjeu dépasse la seule dimension sociale. Son secrétaire exécutif, Claver Gatete, a qualifié l’eau et l’assainissement « d’infrastructures économiques », essentielles à la productivité et à la transformation structurelle du continent. Citant des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a rappelé que les maladies liées à l’eau provoquent environ 115 décès par heure en Afrique.

Au-delà de la question hydrique, les travaux du sommet, prévus jusqu’au 15 février, portent également sur le rapport du Conseil de paix et de sécurité de l’UA et sur l’état de la paix et de la sécurité sur le continent. Les dirigeants doivent examiner un projet de protocole d’accord relatif à l’utilisation de la Force africaine en attente, instrument clé de l’architecture africaine de paix et de sécurité.

Les chefs d’État entendront par ailleurs une communication du président sud-africain Cyril Ramaphosa sur le sommet des dirigeants du G20 tenu en novembre 2025 en Afrique du Sud, ainsi que sur la participation accrue de l’UA aux travaux du G20.

Ils examineront également le rapport sur les réformes institutionnelles de l’Union, engagées ces dernières années pour renforcer l’efficacité et l’autonomie financière de l’organisation.

À l’issue des délibérations, les chefs d’État et de gouvernement devraient adopter une série de décisions, déclarations et résolutions, instruments formels d’orientation des politiques de l’Union.

Le sommet doit s’achever par une conférence de presse conjointe du président de la Commission de l’UA et du président en exercice de l’Union.

ARDiallo

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