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Mali : Le ministre de la Défense tué et la junte sous pression d’attaques coordonnées sans précédent

Mali : Le ministre de la Défense tué et la junte sous pression d’attaques coordonnées sans précédent

Le Mali est confronté à une détérioration sécuritaire majeure après une série d’attaques coordonnées menées samedi par des groupes djihadistes et rebelles contre des positions stratégiques de la junte, marquant une escalade inédite depuis plus d’une décennie.

Les assauts ont été revendiqués en partie par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, et menés en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA). Les combats, d’une ampleur rarement observée depuis la crise de 2012, ont touché plusieurs localités, dont Kati près de Bamako, Gao et Kidal dans le nord.

Coup dur pour les autorités militaires, le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué samedi dans une attaque suicide visant sa résidence à Kati, selon un communiqué officiel. Blessé lors de l’assaut, il a succombé à ses blessures après son évacuation vers un hôpital. Le gouvernement a annoncé l’organisation de funérailles nationales.

Le FLA a revendiqué le contrôle de la ville stratégique de Kidal, reprise en novembre 2023 par l’armée malienne avec le soutien du groupe paramilitaire russe Wagner, désormais connu sous le nom d’Africa Corps. Le groupe affirme également avoir conclu un accord pour le retrait des combattants russes de la ville.

Dimanche, les combats ont diminué en intensité, mais des poches d’insécurité persistent, notamment à Sévaré. Le bilan officiel fait état d’au moins 16 blessés, civils et militaires, tandis que l’ampleur réelle des pertes reste incertaine.

Le chef de la junte, Assimi Goïta, n’a pas pris la parole depuis le début des attaques, alimentant les interrogations sur la situation au sommet de l’État.

Dans un communiqué, la Confédération des États du Sahel a dénoncé un « complot », tandis que la Coalition des forces pour la République a estimé que le pays était « en danger », soulignant l’échec des autorités à garantir la sécurité promise depuis leur prise de pouvoir en 2020.

Maléguène

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