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Tchad : Arrestation de figures de l’opposition avant une marche interdite, tensions sécuritaires persistantes à l’est

Tchad : Arrestation de figures de l’opposition avant une marche interdite, tensions sécuritaires persistantes à l’est

Neuf dirigeants du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition d’opposition au président Mahamat Idriss Déby Itno, ont été arrêtés le 25 avril et placés en garde à vue, ont indiqué des sources sécuritaires, à quelques jours d’une manifestation interdite.

Une source au sein de la police judiciaire, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé que « les responsables politiques sont actuellement en garde à vue ». Ces interpellations interviennent alors que le GCAP avait appelé à une « marche de protestation et d’indignation » prévue le 2 mai, visant à dénoncer « l’injustice » et réclamer le rétablissement des libertés publiques.

Les autorités ont interdit la mobilisation et annoncé la dissolution de la coalition à la suite d’un arrêt de la Cour suprême, invoquant des risques de trouble à l’ordre public. Le GCAP, qui rassemble 13 partis politiques et des représentants de la société civile, s’était distingué par sa contestation systématique des scrutins récents.

Cette séquence s’inscrit dans un contexte politique tendu depuis l’adoption d’une révision constitutionnelle en octobre, instaurant un mandat présidentiel de sept ans renouvelables sans limite, une mesure dénoncée comme « autoritaire » par l’opposition.

Le parti Les Transformateurs a condamné les arrestations, affirmant que « l’arbitraire ne doit pas devenir la règle ». Il a également rappelé le cas de son leader Succès Masra, condamné en 2025 à 20 ans de prison pour « incitation à la haine », un procès jugé « politiquement motivé » par Human Rights Watch.

Par ailleurs, l’opposant Makaila N’Guebla a appelé la communauté internationale à réagir face à ce qu’il qualifie de dégradation des droits humains.

Dans l’est du pays, au moins 42 personnes ont été tuées le 25 avril dans des affrontements intercommunautaires près de la frontière avec le Soudan, où la guerre en cours alimente les tensions. Les autorités ont dépêché des responsables militaires et gouvernementaux pour contenir la situation.

Saliou Cissé

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