Moyen-Orient : Blocage autour du détroit d’Ormuz, les négociations dans l’impasse
Les efforts pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient semblaient dans l’impasse mardi, les États-Unis affichant leur scepticisme face à une nouvelle proposition de Téhéran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, toujours largement paralysé.
Ce passage maritime stratégique, par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz, reste bloqué malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis trois semaines. La guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, continue de peser sur la stabilité régionale et les marchés énergétiques.
« Nous ne considérons pas la guerre comme terminée », a déclaré à la télévision d’État le porte-parole de l’armée iranienne, Amir Akraminia, alors que Téhéran maintient le verrouillage du détroit. En parallèle, Washington poursuit un blocus des ports iraniens instauré mi-avril.
Une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit avant d’engager, ultérieurement, des discussions sur le nucléaire a été examinée à Washington par le président Donald Trump et ses conseillers à la sécurité nationale. Selon des responsables américains, le président aurait jugé peu probable d’accepter cette offre.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a rejeté toute tentative de Téhéran d’imposer des conditions de navigation dans le détroit, dénonçant l’idée que l’Iran puisse décider « qui peut utiliser une voie maritime internationale ».
De son côté, Téhéran accuse Washington d’imposer des « exigences illégales », tandis que le Parlement iranien prépare une loi renforçant le contrôle militaire du détroit et envisageant des restrictions ciblées.
Selon des analystes, l’Iran pourrait chercher à exploiter la hausse des prix du pétrole – le Brent ayant atteint 111,26 dollars mardi – pour accentuer la pression sur Washington. Mais des experts estiment que la stratégie américaine de durcissement du blocus pourrait prolonger l’impasse.
Dans ce contexte, Friedrich Merz a critiqué l’absence de stratégie claire des États-Unis, provoquant une vive réaction de Donald Trump.
Face à l’enlisement, des pays du Golfe évoquent désormais le risque d’un « conflit gelé », aux conséquences durables pour l’économie mondiale.
Ibou Camara
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