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Kenya : Ruto vante une « nouvelle ère » de coopération Afrique-France au sommet Africa Forward de Nairobi

Kenya : Ruto vante une « nouvelle ère » de coopération Afrique-France au sommet Africa Forward de Nairobi

Le président kényan William Ruto a affirmé mardi que les perspectives de coopération entre l’Afrique et la France étaient « immenses, diversifiées et transformatrices », à l’issue de la première journée du sommet Africa Forward organisé à Nairobi en présence du président français Emmanuel Macron et de plusieurs dirigeants africains.

Prenant la parole lors du discours de clôture du forum principal du sommet, coorganisé par le Kenya et la France, William Ruto a estimé que la rencontre avait permis de jeter les bases d’un nouveau partenariat stratégique entre le continent africain et Paris.

« Nous avons consolidé les fondations d’une nouvelle ère sur lesquelles une coopération stratégique peut être efficacement bâtie », a déclaré le chef de l’État kényan devant des responsables politiques, investisseurs et entrepreneurs réunis dans la capitale kényane.

Ruto a souligné que l’Afrique avait enregistré une croissance économique de 2,2 % en 2025, attribuant cette progression à une stabilité macroéconomique renforcée, à une demande intérieure en hausse et à l’accélération des investissements dans les infrastructures.

Selon lui, la jeunesse de la population africaine et la diversification des ressources économiques du continent renforcent également son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

« Ces facteurs accroissent non seulement la compétitivité du continent, mais confortent aussi l’émergence de l’Afrique comme région stratégique pour les affaires mondiales et la croissance à long terme », a-t-il déclaré.

Le sommet Africa Forward, prévu sur deux jours, a réuni plusieurs chefs d’État africains, dirigeants d’entreprises, investisseurs et représentants du secteur technologique. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a également participé à l’événement.

Parmi les dirigeants présents figuraient notamment le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le président gabonais Brice Oligui Nguema, le président ivoirien Alassane Ouattara ainsi que le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch.

Lors d’un panel consacré au sport et au développement, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a présenté les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026 comme « un événement africain » destiné à laisser un héritage durable en matière d’infrastructures et de cohésion sociale.

« C’est l’Afrique qui accueille, mais c’est Dakar qui s’élève », a déclaré le président sénégalais, soulignant que les investissements engagés dans les équipements sportifs contribuaient déjà à la création d’emplois et au développement local.

Emmanuel Macron a, de son côté, estimé que le continent africain entrait dans « un moment décisif » avec l’organisation prochaine de plusieurs grands rendez-vous sportifs internationaux, dont les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, la Coupe d’Afrique des nations 2028 organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, ainsi que la Coupe du monde 2030 au Maroc.

Le président français a plaidé pour le développement d’une véritable économie du sport en Afrique, affirmant que les talents du continent étaient encore « trop souvent valorisés ailleurs ».

« Vous avez parmi les meilleurs sportifs du monde (…) et ils sont pris dans d’autres championnats, dans d’autres compétitions. Ce n’est pas bon pour le continent africain », a-t-il déclaré.

Le sommet a toutefois été marqué par une polémique autour d’une intervention d’Emmanuel Macron lors d’un panel culturel à Nairobi. Le président français a interrompu les discussions pour demander le silence dans la salle, invitant les participants qui souhaitaient discuter à quitter l’assemblée.

La séquence a provoqué des critiques de plusieurs députés français de l’opposition, notamment de La France Insoumise (LFI), qui ont dénoncé sur les réseaux sociaux une attitude jugée condescendante envers les participants africains.

ARDiallo

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