Moyen-Orient : Les États-Unis frappent l’île pétrolière iranienne de Kharg, Téhéran menace de riposter
Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des cibles militaires sur l’île iranienne stratégique de Kharg, a annoncé vendredi le président américain Donald Trump, tandis que l’Iran menaçait de frapper les infrastructures énergétiques liées à Washington dans la région, dans une nouvelle escalade au 14e jour de la guerre au Moyen-Orient.
Sur son réseau Truth Social, Trump a affirmé que les forces américaines avaient « anéanti toutes les cibles militaires » sur l’île de Kharg, un site clé du Golfe par lequel transitent environ 90 % des exportations de pétrole brut de l’Iran. Il a toutefois précisé que les infrastructures pétrolières avaient été épargnées pour l’instant, tout en avertissant qu’elles pourraient être visées si Téhéran entravait la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Située au large de la côte sud-ouest de l’Iran, Kharg constitue le principal terminal pétrolier du pays et un point névralgique de l’économie iranienne et du marché énergétique mondial.
Les autorités iraniennes ont réagi en menaçant de frapper les infrastructures énergétiques liées aux États-Unis dans la région si les attaques se poursuivaient, qualifiant toute tentative de cibler leurs installations pétrolières de « ligne rouge ».
Parallèlement, la nuit de vendredi à samedi a été marquée par une série d’attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient. Des alertes aériennes ont retenti en Israël après de nouveaux tirs attribués à l’Iran et à ses alliés, tandis que des frappes ou interceptions ont été signalées au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït, à Bahreïn, en Irak et à Oman, selon des responsables régionaux.
Au Liban, Israël a poursuivi ses bombardements contre des positions du Hezbollah, dans un conflit qui s’est progressivement étendu au-delà du territoire iranien depuis le début de l’offensive américano-israélienne lancée le 28 février.
Dans le même temps, le détroit d’Ormuz — passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial — reste au cœur des tensions, l’Iran ayant perturbé le trafic maritime et Washington annonçant préparer l’escorte militaire de pétroliers dans la zone.
Malgré les appels internationaux à la désescalade, aucune indication de cessez-le-feu n’était visible samedi, les deux camps laissant entendre que les opérations militaires pourraient encore s’intensifier dans les prochains jours.
Ibou Camara
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