Etats-Unis: Trump retire la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme
Les États-Unis ont officiellement retiré lundi la Syrie de leur liste des États sponsors du terrorisme, où elle figurait depuis 1979, ouvrant la voie à de nouveaux investissements privés et à une réintégration économique du pays après la chute du régime Assad.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé avoir autorisé la levée formelle de cette désignation à l’issue de la période obligatoire de notification de 45 jours au Congrès, déclenchée en juillet par le président Donald Trump. « Ces actions ont été prises en reconnaissance des mesures positives et des engagements supplémentaires du gouvernement syrien sous la présidence d’Ahmed al-Sharaa pour distancer pleinement la Syrie des actes de terrorisme international », a déclaré Rubio dans un communiqué.
La décision fait suite à des « garanties formelles » fournies par al-Sharaa, selon les autorités américaines. Ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS, anciennement Front al-Nosra, affilié un temps à Al-Qaïda), al-Sharaa a dirigé l’offensive qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 et a été nommé président de transition en janvier 2025. Washington a également retiré HTS de la liste des terroristes mondiaux spécialement désignés.
Al-Sharaa a salué une décision « historique » mettant fin à « un lourd fardeau ». Sur X, il a remercié Trump et affirmé que la Syrie « tourne une page de son passé douloureux pour s’engager dans le développement, la reconstruction et la construction ».
La désignation interdisait l’aide américaine, les exportations de défense et certaines transactions financières. Elle laisse désormais trois pays sur la liste : Cuba, l’Iran et la Corée du Nord. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a souligné que cette mesure favoriserait les investissements et la stabilisation politique et économique.
Depuis 2025, l’administration Trump a déjà allégé de nombreuses sanctions. La Syrie a rejoint la coalition mondiale contre l’État islamique et mené des opérations contre des réseaux liés à l’EI, Al-Qaïda et le Hezbollah. Ces avancées, selon Washington, justifient cette étape vers la prospérité syrienne.
Cathy Manga
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