Moyen-Orient : Echanges de tirs de missiles entre Israël et l’Iran
Israël et l’Iran ont échangé de nouvelles frappes lundi, mettant à rude épreuve un cessez-le-feu déjà fragile et compromettant les efforts diplomatiques du président américain Donald Trump pour parvenir à un accord destiné à mettre fin à la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis plus de trois mois.
L’armée israélienne a annoncé avoir frappé plusieurs cibles au sein du complexe pétrochimique de Mahshahr, important site industriel situé dans le sud-ouest de l’Iran sur les rives du Golfe. Il s’agit de la première attaque revendiquée contre une infrastructure énergétique iranienne depuis l’entrée en vigueur de la trêve négociée au printemps sous l’égide de Washington.
Quelques heures plus tôt, les sirènes d’alerte avaient retenti à Jérusalem et dans plusieurs régions d’Israël après le lancement de nouvelles salves de missiles iraniens. Des journalistes ont rapporté avoir entendu plusieurs explosions au-dessus de la ville tandis que les systèmes de défense israéliens tentaient d’intercepter les projectiles. Les services de secours n’ont fait état d’aucune victime immédiate.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé les bases aériennes israéliennes de Nevatim, dans le sud du pays, et de Tel Nof, au centre. Dans un communiqué, ils ont indiqué que l’opération constituait une riposte à des frappes israéliennes menées contre plusieurs sites radar iraniens.
Cette flambée de violences constitue l’épisode le plus grave depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a environ deux mois. Les tensions se sont ravivées après une série d’opérations militaires israéliennes contre des cibles liées aux alliés régionaux de Téhéran, notamment au Liban, entraînant une réaction directe de la République islamique.
Donald Trump, qui tente depuis plusieurs semaines de relancer des négociations plus larges avec Téhéran, a exhorté publiquement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à éviter toute escalade militaire. Selon plusieurs médias américains, le président américain a demandé à son allié de laisser davantage de temps à la diplomatie, estimant qu’un accord restait à portée de main malgré les violences récentes.
L’Union européenne a également appelé les deux parties à la retenue. « La région n’a pas besoin d’une escalade« , a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, en appelant au retour des négociations.
Les nouveaux affrontements ont ravivé les craintes d’un embrasement régional plus large, alors que les marchés pétroliers réagissaient à la menace pesant sur les infrastructures énergétiques et sur la sécurité des voies maritimes du Golfe.
Ibou Camara
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