Iran : Téhéran étudie une nouvelle offre de paix américaine et Donald Trump met en garde
L’Iran a annoncé mercredi examiner une nouvelle proposition américaine transmise par le Pakistan, médiateur des discussions avec Washington, tandis que Donald Trump a averti que les négociations étaient « sur le fil » entre percée diplomatique et reprise des hostilités.
« Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement », a déclaré à la télévision d’Etat le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, tout en soulignant la « grande méfiance » de Téhéran envers Washington.
Le responsable iranien a réaffirmé les exigences de la République islamique, notamment le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger et la levée du blocus américain visant les ports iraniens. Ces déclarations interviennent après une nouvelle visite à Téhéran du ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, alors qu’Islamabad poursuit ses efforts de médiation.
Depuis Joint Base Andrews, près de Washington, Donald Trump a affirmé ne « pas être pressé », tout en brandissant la menace d’un durcissement militaire. « Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères », a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant que les réponses iraniennes devraient être « entièrement satisfaisantes ».
Le président américain a estimé qu’un accord pourrait être conclu « très rapidement », évoquant des économies de « temps, d’énergie et de vies ». L’espoir d’une désescalade a provoqué une chute de plus de 5% des cours du Brent mercredi, avant un léger rebond jeudi sur fond d’incertitudes persistantes.
Malgré une fragile trêve entrée en vigueur le 8 avril après plus d’un mois de guerre, les négociations restent bloquées. L’Iran refuse de céder aux pressions américaines, tandis que les Gardiens de la révolution ont menacé d’étendre le conflit « bien au-delà de la région ». Le détroit stratégique d’Ormuz, vital pour le commerce mondial de pétrole et de gaz, demeure au cœur des tensions.
Ibou Camara
