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Sénégal : Diomaye Faye nomme le technocrate Al Aminou Lo Premier ministre sur fond de débats au sein de Pastef

Sénégal : Diomaye Faye nomme le technocrate Al Aminou Lo Premier ministre sur fond de débats au sein de Pastef

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, dit Al Aminou Lo, au poste de Premier ministre, en remplacement d’Ousmane Sonko, confiant la direction du gouvernement à un économiste et ancien cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) chargé jusqu’ici du pilotage de l’agenda stratégique « Sénégal 2050 ».

Cette nomination, annoncée lundi par la présidence, intervient dans un contexte économique et sécuritaire jugé préoccupant par les nouvelles autorités, confrontées à des tensions sur les finances publiques, à la hausse des prix de l’énergie liée à la crise au Moyen-Orient et à une dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Dans sa première déclaration officielle, le nouveau chef du gouvernement a insisté sur la continuité des orientations fixées par le président Bassirou Diomaye Faye, affirmant que « toutes les orientations de politiques publiques obéissent à un seul référentiel : l’Agenda Sénégal 2050 », dont l’objectif est de bâtir « un Sénégal souverain, juste et prospère ».

Al Aminou Lo, considéré comme l’un des architectes techniques du programme économique du pouvoir, a appelé à une « mobilisation de la Nation » autour de cet agenda de transformation, tout en promettant de préserver « la cohésion nationale » et « la défense de la démocratie ».

Mais cette nomination suscite déjà des remous au sein du parti au pouvoir, Pastef, dont le discours souverainiste s’est notamment construit autour de la critique du franc CFA et des institutions financières internationales.

Le député Guy Marius Sagna a publiquement exprimé ses réserves, rappelant avoir affronté Al Aminou Lo lors d’un débat organisé en 2018 par RFI sur le franc CFA, lorsque ce dernier défendait la monnaie commune ouest-africaine en tant que responsable de la BCEAO.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le parlementaire a dénoncé ce qu’il qualifie de possible « rupture de cap », allant jusqu’à évoquer un « braquage électoral » et un « coup d’État contre Pastef et ses électeurs », tout en disant espérer se tromper sur l’orientation future de l’exécutif.

Maléguène

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