Moyen-orient : Les États-Unis et l’Iran annoncent un accord de paix, signature prévue à Genève
Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi être parvenus à un accord destiné à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient, avec une cérémonie de signature prévue le 19 juin à Genève, selon des déclarations des deux gouvernements et du médiateur pakistanais.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a affirmé avoir joué un rôle central dans les négociations, a déclaré que l’accord devait mettre fin « de façon immédiate et permanente » aux opérations militaires sur les différents fronts du conflit, y compris au Liban.
Quelques minutes plus tard, le président américain Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux que l’accord était « finalisé », ajoutant qu’il autoriserait la réouverture du détroit d’Ormuz après la signature officielle du texte.
L’annonce a provoqué une forte réaction des marchés financiers. Les cours du pétrole ont reculé de plus de 4 %, les investisseurs anticipant une reprise progressive des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les principales places boursières asiatiques ont également progressé, les opérateurs saluant la perspective d’une désescalade régionale.
Le contenu intégral de l’accord n’a pas été rendu public. Selon des responsables iraniens, le document prévoit l’arrêt immédiat des opérations militaires ainsi que l’ouverture, dans un délai de 60 jours, de négociations plus larges portant sur les sanctions économiques, le programme nucléaire iranien, la reconstruction du pays et la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements mutuels.
Des médias iraniens ont également évoqué la possibilité d’un déblocage progressif d’avoirs iraniens gelés à l’étranger, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été obtenue auprès des autorités américaines.
Dans des déclarations à plusieurs médias américains, Donald Trump a indiqué que les discussions futures pourraient inclure un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium par l’Iran. Aucun responsable iranien n’a confirmé publiquement cette hypothèse.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a salué ce qu’il a qualifié d’« étape importante vers une solution politique durable », appelant toutes les parties à respecter leurs engagements et à éviter toute action susceptible de compromettre le processus.
L’annonce intervient après plusieurs mois de tensions militaires ayant profondément déstabilisé la région. Quelques heures auparavant encore, les autorités iraniennes avaient mis en garde contre une riposte à des frappes attribuées à Israël au Liban.
Selon plusieurs responsables américains, le vice-président JD Vance devrait participer à la cérémonie de signature à Genève. La présence du président Trump n’a pas été confirmée, bien que la Maison Blanche ait indiqué qu’elle restait à l’étude.
Les autorités suisses ont commencé à préparer un important dispositif de sécurité autour du lieu de la rencontre, qui pourrait réunir des représentants de plusieurs pays impliqués dans les efforts de médiation.
Les investisseurs, les diplomates et les acteurs du secteur énergétique suivront désormais avec attention la mise en œuvre des engagements annoncés, alors que la stabilité du détroit d’Ormuz demeure un enjeu central pour l’économie mondiale.
Cathy Manga
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