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Rwanda : l’ex-chef de la garde présidentielle Tom Byabagamba meurt en prison après 12 ans de détention

Rwanda : l’ex-chef de la garde présidentielle Tom Byabagamba meurt en prison après 12 ans de détention

L’ex-colonel rwandais Tom Byabagamba, ancien homme de confiance du président Paul Kagame et ancien commandant de sa garde présidentielle, est décédé en prison, ont annoncé mardi des proches. Il était âgé de 59 ans.

Arrêté en août 2014 à son retour d’une mission de maintien de la paix de l’ONU au Soudan du Sud, Byabagamba avait été condamné en 2016 à 21 ans de réclusion pour « incitation au soulèvement » et « activités visant à ternir l’image du gouvernement ». Sa peine avait été réduite à 15 ans en appel en décembre 2019. En 2020, il avait écopé de trois années supplémentaires pour une tentative présumée d’évasion.

Des zones d’ombre persistent

Les causes exactes de son décès, survenu après près de douze années de détention, demeurent inconnues. « Sa mort nous a été notifiée ce matin par l’armée. Nous ne connaissons pas encore les causes du décès », a confié un membre de la famille à la presse. Son frère aîné, David Himbara – ancien conseiller économique de Paul Kagame devenu un critique virulent du régime après son exil – a annoncé la nouvelle sur le réseau social X.

Le parcours de Tom Byabagamba était étroitement lié à celui du pouvoir en place. Ancien combattant du Front patriotique rwandais (RPF) durant la guerre de 1990-1994, il avait intégré l’escorte personnelle de Paul Kagame avant de prendre la tête de la Garde républicaine, l’unité d’élite chargée de la sécurité du chef de l’État.

Un procès vivement critiqué

Jugé aux côtés de son beau-frère, le général à la retraite Frank Rusagara – décédé lui aussi en prison en mars 2025 –, Byabagamba a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Leur procès avait été épinglé par Human Rights Watch, qui l’a jugé « entaché d’irrégularités » et marqué par de « graves accusations de torture et de subornation de témoins ». En 2017, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire avait qualifié leur incarcération d’« arbitraire ».

La disparition de Tom Byabagamba, figure de l’intimité sécuritaire du régime, ravive les interrogations sur les conditions de détention des anciens proches de Paul Kagame tombés en disgrâce.

Maléguène

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