Etats-Unis : Donald Trump critique Zelensky et évoque de nouvelles sanctions contre la Russie
Dans une nouvelle sortie remarquée sur le réseau social Truth Social, l’ancien président américain Donald Trump s’en est pris au président ukrainien Volodymyr Zelensky, estimant que ses prises de parole publiques nuisent à son propre pays. « Le président Zelensky ne rend pas service à son pays en parlant comme il le fait. Tout ce qu’il dit crée des problèmes », a écrit Trump, affirmant ne pas apprécier ce qu’il qualifie de rhétorique contre-productive.
L’ancien chef d’État a réitéré sa conviction que la guerre en Ukraine aurait pu être évitée s’il était resté à la Maison-Blanche. « C’est la guerre de Zelensky, Poutine et Biden, pas celle de Trump. Je ne fais qu’aider à éteindre les incendies, grands et horribles, allumés par l’incompétence et la haine flagrantes », a-t-il déclaré, en référence à ce conflit qui dure depuis plus de deux ans.
Sur le terrain, les combats ne faiblissent pas. Alors que la Russie a récemment lancé de nouvelles frappes massives contre des infrastructures ukrainiennes, Trump s’est dit « surpris » et profondément préoccupé par cette escalade. Il a même suggéré que les ambitions territoriales de Moscou pourraient, selon lui, finir par se retourner contre elle : « Cela pourrait conduire à la chute de la Russie », a-t-il commenté, sans toutefois détailler sa pensée.
À l’approche d’un déplacement à Washington, Trump a également évoqué la possibilité de renforcer les sanctions américaines à l’encontre de la Russie. À une question sur le sujet, il a répondu simplement : « Absolument. »
Pourtant, selon le média américain Axios, l’ancien président aurait récemment tenu un discours plus nuancé. Citant des sources anonymes, Axios rapporte qu’après un échange téléphonique avec Vladimir Poutine, Trump aurait déclaré à plusieurs responsables européens et à Volodymyr Zelensky qu’il n’envisageait pas, dans l’immédiat, d’imposer de nouvelles restrictions. Il aurait estimé que Moscou se montre « sérieux » dans sa volonté de négocier une solution au conflit.
Ces déclarations, à la fois critiques et contradictoires, relancent les spéculations sur la vision de Trump en matière de politique étrangère, à l’heure où il reste une figure centrale du camp républicain à l’approche de l’élection présidentielle de 2024.
Alors que les Ukrainiens continuent de vivre au rythme des alertes aériennes et des coupures d’électricité, les mots échangés entre dirigeants à des milliers de kilomètres résonnent toujours jusqu’aux abris souterrains de Kyiv. Une réalité que peu de responsables internationaux peuvent se permettre d’oublier.
Cathy Manga
