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Etats-Unis / Palestine : Un conseil de paix sous haute tension pour un Gaza en ruines

Etats-Unis / Palestine : Un conseil de paix sous haute tension pour un Gaza en ruines

Au lendemain d’un cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza, le président des États-Unis Donald Trump a franchi une nouvelle étape de son « plan de paix en 20 points » en lançant officiellement, le 15 janvier 2026, un Conseil de la paix international — une structure de supervision sur la transition de Gaza vers la reconstruction et la gouvernance technocratique.

Ce Conseil, placé sous sa présidence, est conçu pour encadrer le National Committee for the Administration of Gaza (NCAG) — une autorité administrative palestinienne technocratique responsable des services publics, de la reconstruction des infrastructures et de la stabilisation quotidienne après des années de guerre destructrice.

Un organe international dominé par des figures politiques et économiques

Contrairement au comité palestinien — composé exclusivement d’experts civils locaux —, le Conseil de la paix réunit une élite internationale de politiciens, diplomates et chefs d’entreprise, principalement occidentaux :

Membres fondateurs du Conseil de la paix (Executive Board) :

Donald Trump – Président du Conseil de la paix (États-Unis).
Marco Rubio – Secrétaire d’État des États-Unis.
Steve Witkoff – Envoyé spécial pour le Moyen-Orient.
Jared Kushner – Gendre de Trump et conseiller principal.
Sir Tony Blair – Ancien Premier ministre britannique.
Ajay Banga – Président du Groupe de la Banque mondiale.
Marc Rowan – PDG d’Apollo Global Management.
Robert Gabriel – Conseiller américain (bureau politique).

En soutien, Aryeh Lightstone et Josh Gruenbaum ont été nommés conseillers principaux, chargés de la stratégie opérationnelle quotidienne du Conseil.

Outre ces postes exécutifs, le Conseil inclut également des figures internationales supplémentaires — parmi lesquelles le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, Reem Al-Hashimy (Émirats arabes unis), Ali Al-Thawadi (Qatar), Hassan Rashad (Égypte), Yakir Gabay (chef d’entreprise chypriote-israélien), Sigrid Kaag (politicienne néerlandaise) et Nickolay Mladenov, qui servira de Haut Représentant pour Gaza, assurant le lien entre le Conseil et l’administration locale.

De plus, le major-général Jasper Jeffers a été nommé à la tête de la Force internationale de stabilisation, chargée de la sécurité et de l’appui logistique sur le terrain.

Objectifs affichés et critiques immédiates

La feuille de route du Conseil de la paix est ambitieuse : superviser la reconstruction des infrastructures, coordonner l’aide internationale, renforcer les institutions civiles et attirer des investissements étrangers tout en garantissant la démilitarisation progressive du territoire.

Mais dès l’annonce officielle, la composition du Conseil a suscité des critiques — notamment l’absence de représentants palestiniens dans sa cellule exécutive, la présence de figures controversées comme Tony Blair, et l’importance donnée aux intérêts économiques et politiques étrangers. Certains observateurs dénoncent un modèle qui ressemble davantage à une tutelle internationale qu’à une véritable souveraineté palestinienne.

En parallèle, le NCAG palestinien composé de 15 membres, dirigé par Dr. Ali Sha’ath, un ingénieur et ancien haut fonctionnaire palestinien, a été mis en place pour administrer Gaza au quotidien, avec un programme focalisé sur la restauration des services essentiels, l’éducation, la santé et la reconstruction urbaine.

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