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Guinée-Bissau : Participation faible et dépouillement en cours après un référendum constitutionnel contesté

Guinée-Bissau : Participation faible et dépouillement en cours après un référendum constitutionnel contesté

Les bureaux de vote ont fermé dimanche à 17 h TU en Guinée-Bissau et le dépouillement a débuté, au terme d’un scrutin constitutionnel marqué par une participation jugée faible par l’opposition. Les premiers résultats pourraient être connus mardi, selon une source au sein de la Commission électorale.

À la mi-journée, la Commission électorale avait qualifié la participation de « raisonnable », tandis que l’opposition la jugeait « faible ». Dans la capitale Bissau, où il a plu toute la matinée, les électeurs se sont présentés au compte-gouttes dans les bureaux de vote à partir de 14 h, et certains sont restés quasiment déserts. L’opposition, qui avait appelé au boycott pour dénoncer les conditions d’organisation du référendum et les restrictions des libertés publiques, a diffusé des photos de bureaux de vote peu fréquentés.

La participation a été contrastée dans le reste du pays. Dans la région de Bafatá, à l’est, le vote s’est déroulé dans le calme, par petits groupes, selon la Commission électorale, qui affirme avoir déployé des forces de sécurité dans l’ensemble des bureaux. Dans la région de Gabú, dont est originaire le président sortant, le scrutin s’est déroulé de manière plus dispersée. Peu de votants ont également été observés dans le sud agricole, notamment à Quinara et Tombali, en pleine saison des pluies.

La Commission électorale a finalement annoncé une participation de 55 %. Aucun observateur international ou indépendant n’était présent.

Le Front populaire, une plateforme regroupant plus de 50 organisations de la société civile, s’est félicité dans la soirée d’un boycott « historique », qualifiant le référendum d’« anticonstitutionnel et illégal ».

Le scrutin constitue une étape importante avant les élections générales prévues le 6 décembre pour permettre un retour au pouvoir des civils. La nouvelle Constitution, soumise à un vote par « oui » ou « non », renforcerait notamment les pouvoirs du chef de l’État, qui pourrait nommer et révoquer le Premier ministre, dissoudre le Parlement et remanier le gouvernement.

Le texte prévoit aussi de réduire le nombre de parlementaires de 102 à 65 et celui des districts de 29 à 12, officiellement afin de réduire les dépenses publiques. L’opposition dénonce une réforme imposée par un pouvoir de transition non élu et sans dialogue politique.

Balanta Mané

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