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Sahara occidental : la bataille juridique se poursuit sur fond d’investissements marocains

Sahara occidental : la bataille juridique se poursuit sur fond d’investissements marocains

Le statut juridique du Sahara occidental et la question de son autodétermination restent au cœur du conflit opposant le Maroc au Front Polisario, alors que des médias internationaux s’intéressent de nouveau aux efforts de Rabat pour développer les investissements et le tourisme dans le territoire disputé.

Dans un article récent, le magazine britannique The Week rappelle que le Sahara occidental figure toujours sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, dont le processus de décolonisation n’est pas achevé. Il souligne parallèlement le développement de projets économiques et touristiques à Dakhla, ville contrôlée par le Maroc, qui participe selon le magazine à une stratégie visant à normaliser la présence marocaine dans le territoire.

Le dossier reste juridiquement sensible. Dans un avis consultatif rendu en 1975, la Cour internationale de Justice a conclu que le Sahara occidental n’était pas une terra nullius au moment de la colonisation espagnole. Elle a reconnu l’existence de certains liens juridiques entre le territoire et le Maroc, mais a estimé qu’ils ne constituaient pas des liens de souveraineté territoriale de nature à remettre en cause l’application du principe d’autodétermination.

Le site américain ZNetwork est également revenu sur l’histoire du conflit, de la colonisation espagnole au retrait de Madrid et à l’entrée des forces marocaines et mauritaniennes en 1975, puis à la guerre menée par le Front Polisario.

Dans un entretien publié par le site, le représentant du Polisario en Catalogne, Mohamed Salem Ahmed Laâbid, accuse le Maroc de chercher à « imposer le fait accompli » par sa présence militaire, l’exploitation des ressources naturelles et le développement économique du territoire. Il affirme que le Polisario a repris la lutte armée en novembre 2020 après la rupture du cessez-le-feu.

Le Maroc défend pour sa part un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, tandis que le Polisario continue de réclamer un référendum d’autodétermination.

La question des ressources naturelles demeure elle aussi controversée, l’ONU ayant rappelé que leur exploitation dans les territoires non autonomes doit tenir compte des intérêts et de la volonté des populations concernées.

ARDiallo

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