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Sénégal: l’éducation en plein balbutiement.

Sénégal: l’éducation en plein balbutiement.

Au Sénégal, les écoles, collèges et lycées sont paralysés, depuis mercredi, par une grève générale. Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement prévoit également d’autres débrayages la semaine prochaine. Quant au monde universitaire, il est lui aussi ébranlé par un mouvement de colère des enseignants depuis plusieurs semaines réfutant la loi cadre visant l’harmonisation du système de gouvernance des universités du Sénégal avec une ouverture au monde socio-économique pour une gestion efficiente de la formation des étudiants.

Les enseignants estiment qu’ils sont dans leur droit. Pour eux, le gouvernement ne respecte pas les accords signés. Problèmes d’évolution de carrières, de mutations, gel des salaires, intégration des vacataires, formation ou encore indemnités de logement, de correction d’examen : la liste des revendications est longue, reconnaît un syndicaliste qui regrette de n’avoir d’autre alternative que la grève.

Parallèlement, le monde universitaire est lui aussi en ébullition. Cette fois, ce ne sont pas les étudiants qui réclament le paiement de leur bourse, mais le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) qui proteste contre la loi cadre qui de l’avis des étudiants est une aubaine pour les universités. Les enseignants du supérieur qui d’ailleurs dans leur majorité ne se retrouvent plus dans la démarche de leurs dirigeants syndicaliste qui paralyse le système après une session unique et prétendent lutter contre le bradage et la privatisation des facultés, alors que le fond de leur problème est autre. Nos sources nous informent que  ce désaccord au sein du SAES est le principal motif de la suspension du mouvement pour soi-disant donner une chance aux négociations en cours. Mais le conflit n’est toujours pas réglé.

Ousseynou Faye, le président de la section Sénégal de la Société internationale pour les droits de l’homme regrette de voir tous ces problèmes s’amonceler. Les solutions ne sont qu’éphémères, estime-t-il. La SIDH appelle chacun à ses responsabilités ajoutant que l’éducation est un droit fondamental.

Baba

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