Vous êtes ici: Accueil » Actualité » Burkina Faso : Création d’un fonds souverain minier pour financer des projets industriels et d’infrastructures

Burkina Faso : Création d’un fonds souverain minier pour financer des projets industriels et d’infrastructures

Burkina Faso : Création d’un fonds souverain minier pour financer des projets industriels et d’infrastructures

Le gouvernement burkinabè a adopté jeudi un décret portant création d’un fonds souverain minier baptisé “Siniyan-Sigui”, destiné à financer des investissements structurants grâce aux revenus tirés du secteur extractif, pilier de l’économie nationale.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a indiqué à l’issue du Conseil des ministres que ce mécanisme serait alimenté par les recettes excédentaires générées lorsque les cours des minerais dépasseront un seuil de référence fixé par les autorités.

Tout ce qui est réalisé comme excédent est reversé dans ce fonds souverain”, a-t-il déclaré, précisant que celui-ci prendra la forme d’un compte d’affectation spéciale destiné à soutenir des projets industriels et d’infrastructures à partir de 2027.

Cette initiative intervient alors que le Burkina Faso cherche à renforcer le contrôle de ses ressources naturelles et à accroître les retombées économiques du secteur minier, dans un contexte de hausse continue de la production aurifère.

Selon les données du ministère des Mines, la production nationale d’or est passée de 60,8 tonnes en 2024 à plus de 94 tonnes en 2025. Les recettes directes du secteur ont atteint plus de 776 milliards de francs CFA (1,34 milliard de dollars) fin 2025, contre environ 570 milliards de francs CFA en 2024.

L’or représente désormais plus de 82% des exportations du pays, faisant du Burkina Faso l’un des principaux producteurs aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le pays compte actuellement une quinzaine de mines industrielles en activité, 16 mines semi-mécanisées et plus de 240 permis de recherche actifs.

Depuis son arrivée au pouvoir à la suite de coups d’État successifs, la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré a multiplié les réformes du secteur extractif afin d’augmenter la participation de l’État dans les sociétés minières et de favoriser la transformation locale des ressources.

Le nouveau code minier adopté en 2024 prévoit notamment une hausse des parts détenues par l’État dans certains projets stratégiques.

Maléguène

Propager la liberté et l'indépendance de s'informer

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté en pour poster un commentaire.

Copyright © 2013 Tamba Networks Inc. All rights reserved.

Retour en haut de la page