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Guinée : L’opposition guinéenne rejette les institutions et appelle à « mettre fin à la dictature » de Doumbouya

Guinée : L’opposition guinéenne rejette les institutions et appelle à « mettre fin à la dictature » de Doumbouya

Les Forces vives de Guinée, collectif regroupant les principaux partis d’opposition et des organisations de la société civile, ont rejeté lundi toutes les institutions issues des scrutins organisés depuis la fin de la transition, accusant le président Mamadi Doumbouya de gouverner « par la terreur, la répression, la violence et la corruption ».

Dans un communiqué, le collectif dénonce des disparitions forcées, des arrestations d’opposants, des actes de torture, le musèlement de la presse et la dissolution de plusieurs partis politiques. Il estime que les élections tenues depuis la fin de la période de transition n’ont pas été libres et équitables.

Les Forces vives invitent les « patriotes guinéens » à se joindre à leur mouvement pour « restaurer les libertés fondamentales » et favoriser un retour à l’ordre constitutionnel. Elles appellent explicitement à « mettre fin à la dictature ».
Le communiqué a été publié le jour même où le président Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2021 et élu président fin 2025 pour un mandat de sept ans, a quitté la Guinée pour un séjour privé en Grèce dans le cadre de ses congés annuels, accompagné de sa famille.

Quelques heures après son départ, l’état-major général des armées a publié un communiqué réaffirmant la « loyauté indéfectible » des forces de défense et de sécurité envers le chef de l’État et les institutions, tout en appelant la population à ne pas céder à la désinformation.

Doumbouya avait initialement promis de restituer le pouvoir aux civils à l’issue de la transition. Son élection de décembre 2025 et les législatives de mai 2026, boycottées par une partie de l’opposition, ont été contestées par les Forces vives, qui dénoncent un processus exclusif et une concentration du pouvoir.

La Guinée, riche en ressources minières, reste sous surveillance régionale et internationale quant au respect des droits humains et au pluralisme politique.

Balanta Mané

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