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Nigeria : 37 détenus meurent dans une cellule surpeuplée, une enquête accuse les autorités d’avoir inventé une épidémie

Nigeria : 37 détenus meurent dans une cellule surpeuplée, une enquête accuse les autorités d’avoir inventé une épidémie

Trente-sept détenus, dont 14 enfants, sont morts dans une cellule surpeuplée du commandement de l’État de Niger de la Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC), à Minna, selon un rapport d’une commission d’enquête indépendante. Les victimes, pour la plupart de jeunes mineurs artisanaux arrêtés lors d’opérations contre l’extraction illégale d’or, avaient été contraintes de boire leur urine et leur sueur faute d’eau potable et en raison de toilettes hors service.

La commission, présidée par Jonathan Kure et mise en place sur instruction du président Bola Tinubu, a authentifié 33 décès survenus entre le soir du 16 septembre et le matin du 17 septembre 2026, et identifié 41 survivants. Environ 50 hommes, dont des mineurs, avaient été entassés dans une cellule d’environ 12 à 20 m², sans ventilation adéquate, sans eau courante et sans éclairage suffisant. Les adultes et les enfants étaient détenus ensemble, en violation des règles de protection de l’enfance.

Les causes de la mort sont clairement établies : asphyxie environnementale (insuffisance respiratoire aiguë) aggravée par la chaleur extrême, la déshydratation et le surpeuplement. Les preuves médicales et médico-légales excluent toute épidémie. Les détenus ont frappé aux portes et crié à l’aide pendant des heures, mais les agents ont ignoré leurs appels.

Le commandant de l’État de Niger de la NSCDC, Suberu Aniviye (ou Siyaka), a été accusé d’avoir inventé une épidémie pour dissimuler les conditions inhumaines de détention. La commission a qualifié ces affirmations de « fabriquées » et a recommandé le licenciement et les poursuites de plusieurs responsables pour négligence criminelle, traitements inhumains et, le cas échéant, meurtre. Elle a également préconisé une compensation de 30 millions de nairas par famille endeuillée et 10 millions pour chaque survivant.

Cette tragédie, décrite comme « entièrement évitable », met en lumière les dysfonctionnements systémiques des conditions de détention au Nigeria et a suscité une vive indignation nationale.

Maléguène

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