Ghana : Accra plaide pour une réforme de l’ONU et une meilleure représentation de l’Afrique
Le Ghana a appelé mercredi à une réforme en profondeur du système multilatéral des Nations unies afin de renforcer la place de l’Afrique dans les instances de décision mondiales. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié à l’occasion du 81e anniversaire de l’Organisation, célébré le 24 octobre, Accra souligne la nécessité d’un ordre international plus équitable et plus représentatif.
Le thème de cette Journée des Nations unies – « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU qui agit pour l’Afrique » – doit, selon le gouvernement ghanéen, servir de catalyseur pour renouveler la coopération internationale et rendre l’organisation plus réactive face aux défis contemporains : conflits, inégalités, changement climatique, pressions économiques et déplacements de populations.
Le Ghana met particulièrement en avant l’absence de représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité, alors que le continent constitue le plus grand groupe régional de vote à l’Assemblée générale et compte environ 1,5 milliard d’habitants, soit plus de 18 % de l’humanité. Cette situation, héritée de l’après-Seconde Guerre mondiale, est jugée « fondamentalement inacceptable » au XXIe siècle.
Le président John Dramani Mahama avait déjà martelé ce message lors de la 81e session de l’Assemblée générale à New York, en septembre 2026. Il avait déclaré que la réforme du Conseil de sécurité n’était « pas une faveur à l’Afrique, mais un impératif pour la légitimité, la crédibilité et la survie des Nations unies ». Il avait réclamé une représentation permanente assortie de tous les droits et responsabilités, y compris le droit de veto tant que celui-ci existe.
Au-delà du Conseil de sécurité, Accra plaide également pour une refonte de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès des pays en développement à des financements abordables, pour la justice climatique, la transformation locale des ressources naturelles, l’industrialisation et la création d’emplois. Cette position s’inscrit dans la revendication collective africaine, formalisée par le consensus d’Ezulwini, qui demande au moins deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour le continent.
Saliou Cissé
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