Mali : les FAMa évacuent deux compagnies après plus d’une semaine de combats et reconnaissent des pertes à Dioura
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont confirmé, samedi 19 septembre 2026, avoir enregistré des pertes lors des combats prolongés dans le secteur de Dioura, au centre du Mali (région de Mopti). Dans un communiqué, l’État-Major Général des Armées indique que les unités engagées, appuyées par leurs partenaires dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, ont poursuivi des frappes ciblées contre des positions résiduelles aux abords de la garnison et en périphérie de la ville. Ces actions auraient infligé « de lourdes pertes humaines et matérielles » aux groupes armés et désorganisé leur dispositif.
Une opération aéroterrestre combinant actions offensives et rotations d’hélicoptères a permis l’évacuation de deux compagnies qui tenaient la position. L’état-major salue la « bravoure et la détermination exemplaires » des soldats, malgré des conditions difficiles, tout en reconnaissant que « certains de nos frères d’armes sont malheureusement tombés au champ d’honneur ». Aucun bilan chiffré officiel n’a été communiqué.
L’armée attribue les assauts à des éléments du Front de libération de l’Azawad (FLA), du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et à des combattants étrangers, accusant « certains pays » de les soutenir et de les armer. Des opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour localiser d’éventuels otages. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre des hommes se présentant comme des militaires maliens capturés à Dioura, qui appellent les autorités à négocier leur libération.
Selon des sources militaires, sécuritaires et locales concordantes, l’attaque initiale du 10 septembre contre le camp de Dioura aurait fait au moins une centaine de morts côté FAMa, ainsi que cinq membres de l’Africa Corps russe, avec plusieurs dizaines de prisonniers. Le JNIM revendique pour sa part 150 tués et 93 capturés. Le bilan officiel reste en cours d’établissement tandis que les FAMa poursuivent surveillance et reconnaissance dans le secteur.
L’état-major réaffirme sa détermination à sécuriser le territoire et appelle les populations à maintenir leur soutien.
Maléguène
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