États-Unis : les démocrates s’emparent du Congrès, Trump pointe la guerre contre l’Iran et la hausse des prix des carburants
Les démocrates ont remporté une large victoire aux élections de mi-mandat américaines du 3 novembre 2026, s’emparant à la fois du Sénat et de la Chambre des représentants. Ce résultat constitue un camouflet pour le président Donald Trump, deux ans après son retour à la Maison-Blanche. Les électeurs ont sanctionné le parti républicain dans plusieurs États traditionnellement acquis à la droite, dont le Texas, le Kansas et la Caroline du Sud.
Selon les projections des grands médias, les démocrates ont basculé au moins sept sièges au Sénat, dont des bastions républicains. Au Texas, James Talarico est devenu le premier sénateur démocrate élu depuis près de quarante ans. Au Kansas, Adam Hamilton a remporté un siège que les démocrates n’avaient pas conquis depuis la Grande Dépression. En Caroline du Sud, Annie Andrews a également créé la surprise. À la Chambre, les démocrates ont gagné une vingtaine de sièges et ont repris le contrôle de l’assemblée.
Les électeurs ont exprimé une forte insatisfaction face au coût de la vie et à la guerre contre l’Iran, lancée début 2026. Cette intervention a entraîné une forte hausse des prix des carburants : l’essence a dépassé en moyenne 4 dollars le gallon dans de nombreux États, tandis que le diesel a atteint des records. Les sondages de sortie des urnes indiquent que près des trois quarts des votants considéraient la guerre comme un facteur majeur de leur choix, et qu’une majorité jugeait l’intervention militaire une mauvaise décision. La colère face à l’inflation, aux tarifs douaniers et aux difficultés d’accessibilité a également pesé lourd.
Donald Trump a reconnu le rôle de ces prix élevés. Dans des déclarations post-électorales, il a indiqué que les électeurs « n’étaient pas prêts à payer plus cher l’essence », même s’ils soutenaient, selon lui, l’action en Iran. « Je pense que ce n’est pas la guerre, c’est le prix de l’essence », a-t-il déclaré, tout en affirmant comprendre cette réaction. Le président a félicité les démocrates pour leur victoire et s’est dit prêt à travailler avec eux. Il a accepté les résultats, tout en soulignant qu’il n’était « pas sur le bulletin de vote » et qu’avec lui en tête de liste, les républicains auraient selon lui remporté un raz-de-marée.
Cette bascule donne aux démocrates le contrôle du Congrès pour les deux dernières années du mandat de Trump. Ils pourront bloquer une partie de son agenda législatif, freiner ses nominations et intensifier les contrôles parlementaires. Le président devra désormais composer avec une opposition majoritaire à Washington, dans un contexte économique et géopolitique tendu.
Cathy Manga
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