Québec / Canada : Les indépendantistes du Parti québécois en tête des sondages à trois jours du scrutin
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), rêve de faire du Québec un pays. S’il est élu le 5 octobre 2026, il promet de tenir un référendum sur l’indépendance durant son premier mandat.
À trois jours du vote, le PQ est en tête des intentions de vote, autour de 30 % selon plusieurs sondages récents (Léger, Pallas, Synopsis). Cette avance, concentrée chez les francophones, pourrait lui permettre d’obtenir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale, malgré un appui à la souveraineté qui stagne autour de 29-30 % et une opinion majoritairement défavorable à un nouveau référendum (environ 60 % y sont opposés).
Le chef péquiste a clarifié sa promesse : le référendum n’aurait lieu qu’après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche, soit pas avant janvier 2029. Il estime qu’une « conjoncture plus sereine » permettra alors un débat plus serein. Il appelle les électeurs à lui donner une majorité pour gouverner librement, soulignant qu’un gouvernement minoritaire serait « menotté » et incapable de réaliser ses engagements.
Les adversaires (Coalition avenir Québec, Parti libéral, Parti conservateur) multiplient les mises en garde contre l’incertitude économique et politique qu’entraînerait un troisième référendum, après ceux de 1980 et 1995. St-Pierre Plamondon, lui, invite les Québécois à « ne pas avoir peur de leur démocratie » et à discuter de l’avenir du Québec.
Alors que le coût de la vie et les services publics dominent les préoccupations, la question souverainiste revient au centre de la campagne. Si le PQ l’emporte, le Québec pourrait se retrouver, pour la première fois depuis plus de dix ans, avec un gouvernement ouvertement engagé à consulter la population sur son statut de pays.
Cathy Manga
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