Ghana : Renforcement des contrôles sanitaires du virus Ebola à l’aéroport d’Accra
Le Ghana a instauré un dépistage obligatoire du virus Ebola pour tous les passagers arrivant à l’aéroport international d’Accra, dans le cadre de mesures visant à prévenir l’introduction de la maladie sur son territoire, a annoncé le ministère de la Santé.
Dans un communiqué publié le 3 novembre 2026, le ministre de la Santé, Kwabena Mintah Akandoh, a précisé que les contrôles comprendraient une prise de température sans contact, la vérification des déclarations sanitaires et l’examen des antécédents de voyage.
Les voyageurs présentant des symptômes compatibles avec Ebola, ainsi que ceux ayant récemment séjourné dans des pays touchés par l’épidémie, seront orientés vers une évaluation médicale secondaire et pourront être temporairement isolés.
Les passagers en provenance directe des pays concernés feront l’objet d’un suivi sanitaire pouvant durer jusqu’à 21 jours.
Ces dispositions font suite à une réunion virtuelle organisée le 28 octobre par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), à laquelle ont participé une quarantaine de ministres africains de la Santé. Les participants ont notamment convenu de renforcer la surveillance aux frontières tout en maintenant leur ouverture.
Le ministère a également demandé aux établissements hôteliers de signaler les clients arrivant des pays touchés et de tenir un registre des personnes fréquentant leurs installations pendant leur séjour.
Le ministre a par ailleurs averti que les passagers fournissant de fausses informations, dissimulant des symptômes ou refusant les contrôles sanitaires s’exposeraient à des sanctions prévues par la législation ghanéenne.
Le Ghana n’a, à ce stade, signalé aucun cas d’Ebola.
En Afrique de l’Ouest, le Nigeria avait annoncé un cas importé d’Ouganda le 20 octobre, avant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne confirme, six jours plus tard, l’absence de cas actif dans le pays.
L’Ouganda a également été déclaré exempt d’Ebola en août 2026, après une épidémie ayant fait deux morts sur 20 cas confirmés.
La République démocratique du Congo et le Kenya figurent parmi les autres pays concernés par la situation épidémiologique. La RDC demeure particulièrement touchée, avec plus de 10 170 cas confirmés et près de 5 000 décès rapportés depuis mai 2026, selon les chiffres de l’Africa CDC.
Les autorités ghanéennes entendent ainsi renforcer la prévention face aux risques de propagation transfrontalière du virus.
Maléguène
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté en pour poster un commentaire.
