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Casamance: Libérez les prisonniers ! Ces jeunes jetés en prison pour s’opposer à l’exploitation clandestine du bois de Tek

Casamance: Libérez les prisonniers ! Ces jeunes jetés en prison pour s’opposer à l’exploitation clandestine du bois de Tek

Le gouverneur de Ziguinchor, le procureur, le chef des services des eaux et forêts, le commandant de la gendarmerie et le maire de la commune de Nyassia cherchent à se déculpabiliser et à étouffer l’affaire criminelle.

Depuis l’éclatement au grand jour de l’information sur l’arrestation des jeunes membres du comité inter villageois de surveillance contre les coupes clandestines de bois dans la forêt du Bayotte, suite à une enquête publiée par le Journaldupays.com, les autorités administratives à leur tête l’actuel gouverneur de Ziguinchor, le commandant de la gendarmerie, le chef du service régional des eaux et forêts et surtout le procureur de la république sont dans un grand état de manque de sérénité.

En effet conformément au slogan : «  si tu es affecté en Casamance en tant que haute autorité dans l’administration, et que tu n’aies pas de meubles pour toi et pour toute ta famille jusqu’à ta belle famille et tes amis, tu n’auras plus jamais de meubles dans ta vie », ces autorités ci-dessus citées se sont investies dans un trafic immense de coupe et de commercialisation de bois de tek, une espèce de bois en voie disparition.

Tellement déterminés à se faire fortune par le canal du bois de tek, ils ont mis en place un solide réseau d’exploitation clandestine du bois en recrutant, équipant de charrettes et de tronçonneuses mais surtout en protégeant leurs ouvriers pour exploiter le bois tek au niveau de la forêt du Bayotte.

C’est ce qui explique l’arrestation arbitraire suivie de tortures morales au niveau de la gendarmerie et de l’emprisonnement de 4 jeunes membres du comité de protection de cette forêt contre la coupe clandestine de bois de tek.

Suite à la réaction du MFDC, l’information est parvenue en haut lieu. De nos jours, ces autorités régionales qui ont refusé de mettre en application le décret de monsieur Macky Sall leur président de la république risque gros pour leur carrière professionnelle. Ils ont peur qu’on leur demande des explications sur le laxisme au niveau de leur gestion ayant abouti à une exploitation clandestine du bois de tek qui est vendu dans la commune de Ziguinchor et sur le fait qu’ils aient arrêté et emprisonné des défenseurs de l’environnement et libérés les délinquants de coupeurs clandestins de bois.

Nous rappelons que ces jeunes emprisonnés menaient toutes leurs activités en parfaite collaboration avec les services de sécurité ; ils ne disposent, ni d’arme à feu, ni de couteau encore bien de bâton. Ils ont toujours opérés de manière pacifique. Ce jour où ils ont neutralisé monsieur Diarra l’ami du procureur et du commandant de gendarmerie c’était devant l’adjudant commandant le cantonnement militaire de Toubacouta.

Hier 02 décembre 2017, une rencontre a été organisée au niveau de la maison de la justice de Ziguinchor entre tenez-vous bien, le collectif des coupeurs clandestins de bois tek et les parents des jeunes emprisonnés.

Comme conditions pour que soient libérés les détenus les coupeurs de bois clandestins ont exigé : la restitution de tout leur matériel récupéré par le comité inter villageois de protection de la forêt, un dédommagement financier à hauteur de 700 000 f cfa et une garantie de la part du comité qu’ils pourront désormais mener leurs activités sans être aucunement inquiétés. En clair que la forêt soit à leur merci.

Les parents des victimes leur ont répondu qu’ils ne peuvent pas prendre de tels engagements surtout celui relatif à leur sécurité sur le site d’exploitation du tek.

Pour couper court au débat et trouver un semblant de porte de sortie ; l’autorité ont demandé au maire de Nyassia lui aussi impliqué dans ce trafic de bois de prendre l’engagement qu’il va payer les 700 000 f cfa réclamés par les collectif des coupeurs de bois.

Mais nous avons tous compris que la commune de Nyassia incapable de construire une seule de classe et d’accompagner par ses propres moyens le retour dans leurs villages de ses populations refugiés ne peut pas débloquer un tel montant. C’est juste une parade de la part des hautes autorités régionales pour pouvoir dédommager leurs ouvriers afin que ces derniers ne les dénoncent pas. D’ailleurs sur quelle base le maire de Nyassia va-t-il payer ces délinquants. Monsieur le Maire, vous devez refuser d’être utilisé.

– Il ne faut pas chercher à faire une récupération politique de ce triste évènement.

– C’est pareil pour Robert Sagna qui est entré en contact avec les parents des détenus et les membres du comité inter villageois de lutte contre la coupe clandestine du bois tek. Il leur demander de lui faire la situation pour qu’il fasse une intervention.

– Valable aussi pour les femmes de la plate-forme qui cherchent à se positionner sur ce dossier pour jouer on ne sait quel rôle de médiation sous forme de médecin après la mort.

– le MFDC ne veut pas de l’implication des politiques et des ONG dans ce dossier. Ils étaient tous au courant de ce trafic de bois et jamais on ne les entendu élever la fois…on se demande même si leur silence n’est pas complice.

Le MFDC saura régler ce problème qu’il prendra à corps le bras dès ce lundi 02 décembre 2017.

Elankoor

 

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