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Casamance: Fatou Kreutz Diouck, une femme de coeur au chevet « des filles de la guerre »

Casamance: Fatou Kreutz Diouck, une femme de coeur au chevet « des filles de la guerre »

La situation des filles de la Casamance ne laisse personne indifférent. Pas en tout cas la capitaine de l’équipe nationale de volley-ball du Sénégal évoluant en France.  Fatou Kreutz Diouck a décidé d’inclure ces « filles de la guerre » dans son projet  dénommé « demoiselle de cœur, sénégalaise de demain ».

 La mise en œuvre de cette ambition justifie la présence de la capitaine de l’équipe nationale de volley-ball du Sénégal dans la capitale du sud. Fatou Diouck était venu tendre la perche de l’espoir à ses jeunes filles de 13 à 18 ans qui sont nées et ont grandi dans une ambiance d’insécurité liée au conflit qui déchire la Casamance depuis plus de trois décennies. La particularité de cette démarche réside dans cette volonté de créer un nouveau type de femme, c’est-à-dire des sportives à la tête pleine « mes attente c’est de voir les filles à dix-huit ans d’être des filles intellectuelles mais sportives et de pouvoir allier les deux parce que tout le monde sait qu’au Sénégal c’est rare de voir une jeune fille qui fait les deux c’est-à-dire étude est sport, c’est très compliqué ».

 Le domaine de la santé et de l’éducation  préoccupe aussi ce natif de Rufisque «mon objectif principal c’est d’aider ces jeunes filles à avoir accès à la santé quand elles sont malades, de leur donner les soins et aussi à l’éducation c’est-à-dire de leur donner du matériel pour aller à l’école, de leur donner des cours particuliers et aussi le côté sportif leur, permettre de faire leur sport, d’avoir les équipements qu’il faut et matériels pour s’entraîner dans de bonne conditions ».

Le choix de Ziguinchor dans son projet pour Fatou s’explique par l’enclavement de cette partie sud du pays « j’ai choisi Ziguinchor parce que tout le monde dit que la région est enclavée et donc je pense que c’est une partie du Sénégal qu’il faudra vraiment développer. Et j’ai aussi deux grands coaches que j’apprécie, que j’ai connus dans ma carrière Yakhya Ndiaye et Jean Benoît  Badji. Quand j’ai eu mon projet j’ai pensé à eux du coup c’était tout naturellement que je me suis tourné vers Ziguinchor pour leur impliquer dans mon projet». Ziguinchor avec dix jeunes filles, Dakar trois et Rufisque dix sont les seules pour le moment à bénéficier de ce projet « demoiselle de cœur, sénégalaise de demain » qui a été créé le  13 Août 2013 en France. Pourra-t-elle relever ce défi ? L’avenir nous le dira.

Assoukatène

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