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France / Russie: Les échanges entre les deux pays ont exlosé depuis 2000

France / Russie: Les échanges entre les deux pays ont exlosé depuis 2000

Des sanctions contre Moscou pourraient être décidées lors du prochain sommet européen et affecter les échanges entre la France et la Russie, qui ont explosé depuis 2000 pour atteindre 18,3 milliards d’euros l’an dernier.

Si les Français achètent principalement des hydrocarbures, les Russes s’approvisionnent en produits de spécialité (équipements, chimie, pharmacie, agroalimentaire, cosmétiques), et à haute valeur ajoutée.

Les exportations françaises vers la Russie ont plus que quadruplé en treize ans à 7,68 milliards d’euros, et les importations depuis la Russie ont plus que triplé à 10,58 milliards, selon les Douanes, donnant un déficit commercial de 2,9 milliards en 2013. Un déséquilibre structurel lié à la part très importante des hydrocarbures et produits pétroliers raffinés dans nos importations en provenance de Russie, d’après la Direction générale du Trésor.

La France est le 8e fournisseur de la Russie, avec une part de marché de 4,1%, et le 3e européen derrière l’Allemagne et l’Italie, tandis que la Chine est n°1.

Premier poste d’export, le secteur des aéronefs et engins spatiaux a rapporté 1 milliard l’an dernier.

Moscou a commandé en 2011 deux porte-hélicoptères Mistral, pour plus d’un milliard d’euros, contrat encaissé par DCNS au fur et à mesure de la construction. Le premier doit être livré en octobre, le second l’an prochain. Si le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a évoqué une possible suspension, une source proche du dossier a assuré mardi à l’AFP que le contrat se poursuit normalement et qu’il n’y a pas de signalement de reprogrammation de travaux.

Par ailleurs, Arianespace négocie actuellement l’achat de lanceurs russes Soyouz, et Airbus Helicopters lorgne sur la prochaine grosse commande russe.

Le 2e plus gros poste d’exportations concerne la pharmacie (800 millions) –la France est 2e fournisseur de la Russie– et les parfums et cosmétiques (439 millions).

Selon le Trésor, 5 laboratoires français (Sanofi-Aventis, Servier, Boiron, Ipsen et Pierre Fabre) sont en Russie, les deux premiers y disposant même d’usines.

Autre poste clef : le matériel de transport (avions, hélicoptères, automobiles, ferroviaire) qui a rapporté 1,7 milliard à la France en 2013 après une année exceptionnelle en 2012 (3,1 milliards). La France est le 1er fournisseur de la Russie dans ce domaine.

Dans l’automobile, Renault contrôle le groupe Avtovaz et PSA Peugeot Citroën a construit une usine avec Mitsubishi. Les équipementiers sont également présents (Michelin, Faurecia, Valeo).

Snecma, Safran ou encore Alstom –qui a acquis 25% du russe Transmashholding– ne sont pas en reste. Et le groupe de BTP Vinci doit gérer un tronçon de l’autoroute en construction Moscou-Saint Petersbourg.

L’agroalimentaire est moins dynamique avec 619 millions d’euros exportés (+3%), soit 8% des ventes françaises en Russie.

Plusieurs géants sont implantés directement sur place: en 2010, Danone a acheté 57,5% du numéro 2 russe des produits laitiers Unimilk (21% de part de marché et 25 usines). Lactalis fabrique crème et fromage dans quatre usines, Bonduelle dispose de deux conserveries, le spécialiste du sucre Sucden a trois usines, et le groupe bordelais de vins Castel un site d’embouteillage.

Côté banques, la Société Générale est la plus exposée, puisqu’il s’agit de son deuxième marché derrière la France. Elle détient notamment 90% de Rosbank, deuxième réseau bancaire russe. Sa concurrente BNP Paribas a créé une société commune avec Sberbank dans le crédit à la consommation, Cetelem Bank. Crédit Agricole et Natixis sont présents à faible échelle.

Axa a racheté en 2007 36,7% de Reso Garantia, un des principaux assureurs russes.

Les distributeurs (Auchan, Décathlon, Castorama, Leroy Merlin), le BTP (Lafarge et Saint-Gobain possèdent plusieurs sites), les énergéticiens comme Total, EDF et GDF Suez, et les équipementiers électriques Schneider Electric, Nexans ont des intérêts sur place, tout comme Tarkett (revêtements de sol).

La France est par ailleurs 9e pour les investissements internationaux en Russie, et même 2e si l’on exclut les sociétés installées dans des pays à faible fiscalité.

De son côté, la France est friande de pétrole et gaz russe : les produits pétroliers raffinés représentent la moitié des importations françaises de Russie (4,9 milliards), devant le pétrole brut (3,8 milliards) et le charbon (260 millions).

La Russie a assuré l’an dernier 17% des approvisionnements gaziers en contrats de long terme de GDF Suez.

Enfin les dépenses à l’étranger des riches Russes –manne notamment pour le tourisme, le luxe ou l’immobilier– pourraient souffrir en cas de sanctions, selon un expert du marché, mais les marques de luxe sont peu présentes en Russie.
AFP

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