Succession à l’ONU : Malgré le soutien de Diomaye Faye, Macky Sall à la traîne au quatrième scrutin indicatif, Rebeca Grynspan consolide sa position
La course à la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies est restée sans basculement majeur lors du quatrième scrutin indicatif organisé le 29 septembre 2026 par le Conseil de sécurité. Les résultats, communiqués de manière informelle aux missions permanentes, confirment une relative stabilité du classement tout en consolidant le leadership de la Costaricienne Rebeca Grynspan.
Malgré le soutien du prsésident Bassirou Diomaye Faye, l’ancien président sénégalais Macky Sall a obtenu cinq voix d’encouragement, neuf d’opposition et une abstention. Il s’agit du bilan le plus défavorable parmi les sept candidats encore en lice. Sa candidature, initialement portée par le Burundi puis soutenue par Dakar, souffre des critiques liées à la violence politique en Casamance et aux allégations de violations des droits humains durant son mandat (2012-2024). Les répressions de manifestations en 2021 et 2024, qui ont fait des dizaines de morts selon des organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que l’adoption d’une loi d’amnistie controversée, ont terni son image auprès de nombreux membres du Conseil. La situation en Casamance, marquée par un conflit indépendantiste chronique, a également été évoquée comme un facteur d’inquiétude.
À l’inverse, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle secrétaire générale de la CNUCED, a renforcé sa position de favori avec dix voix favorables, trois défavorables et deux sans opinion. Elle améliore ainsi son score par rapport au scrutin précédent (9-5-1). Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Rafael Grossi (Argentine) suivent avec huit encouragements chacun.
Ces votes indicatifs, anonymes et non contraignants, servent à mesurer le soutien et à identifier d’éventuels vétos des cinq membres permanents. Aucun candidat n’a encore atteint un consensus clair. Le mandat de Guterres s’achève le 31 décembre 2026. La suite du processus, qui pourrait inclure des scrutins « colorés » pour révéler les positions des permanents, reste ouverte, dans un contexte où l’absence de front-runner net nourrit les spéculations sur l’éventuelle émergence d’un candidat de compromis.
ARDiallo
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