La politique sénégalaise de l’éducation en Casamance demeurera longtemps telle qu’elle était depuis 1960.
Nous nous rappelons du 11 janvier 1980 lorsque l’armée sénégalaise a réprimée dans le sang une contestation lycéenne pacifique en tuant à bout portant l’élève Idrissa Sagna.
En début de ce mois de janvier c’est à Samine que le sang a coulé. Cette fois-ci aussi par balles réelles contre une manifestation estudiantine. Quatre élèves dont Daouda Mané sont toujours hospitalisés à Ziguinchor.
Dans un temps où les questions de personnes tendent à prédominer sur les questions de principes, une affirmation d'indépendance est déjà un programme. Ce sera aussi celui du Journal du Pays.
Nous constatons que, depuis quelques semaines la peur du gendarme sénégalais refait surface dans le quotidien des populations civiles casamançaises. Ce constat se traduit par des arrestations arbitraires de civils casamançais, à travers des méthodes des années 90, par ce corps de l'armée sénégalaise en Casamance.
La permanence du MFDC a refusé du monde ce week-end à l'occasion de la 5ème édition de l’anniversaire du décès de l’Abbé Diamacoune Senghor. Les populations sont venues de toute la Casamance et des pays frontaliers de la Guinée Bissau ou de la Gambie à pieds, à vélo, à moto, en bus ou avec des véhicules privés.
Le cercle des intellectuels et universitaires du MFDC est au courant des manœuvres militaires visant à libérer par la force les prisonniers détenus par Atika, et à semer la division entre nos camarades combattants, à coup de dizaines de millions de franc cfa.
Nous informons notre peuple de ces manœuvres et l'invitons à prendre ses distances vis-à-vis de l’armée d’occupation. Nous prenons à témoin la communauté internationale qui est par nature acteur de la sécurité collective, sur ces agissements susceptibles de mettre en danger les prisonniers de guerre.
Et c’est le directeur de l’institut de formation informatique, où étudiait le défunt étudiant Bissau-guinéen Jean Marie Cabral, d’en faire la triste révélation. «Je n’ai vu personne à l’hôpital. Quand je suis arrivé aux urgences quelques minutes après, je suis allé frapper à la porte du directeur de l’hôpital. On m’a dit qu’il était absent, mais que son adjoint me rejoindrait immédiatement aux urgences. Mais jusqu’à ce que je quitte l’hôpital avec un cadavre, il n’y avait personne.
Plusieurs centaines de personnes du collectif des villages des communautés rurales de Niaguis, de Boutoupa Camaracounda, Mandina Mancagne, Bourofaye Diola, Bourofaye Baïnounk, Boucotte Mancagne ont bloqué pendant toute la journée du mardi 17 janvier 2012, l’axe routier Ziguinchor- Mpack.
Après les enseignants depuis octobre 2011, c’est au tour des élèves de Ziguinchor d’observer un arrêt des cours. Les élèves grévistes réclament la fin de la grève des professeurs et ont battu le pavé. Ils demandent une issue favorable pour leur permettre de reprendre les cours au plus vite ainsi de sauver l’année scolaire 2011-2012. Pacifiquement, les élèves des lycées et collèges ont défilé le long des principales artères de Ziguinchor. Des affrontements ont eu lieu avec l’armée sénégalaise. Des soldats ont tirés à bout portant, sans sommation et à balles réelles sur les élèves.